dimanche 15 janvier 2012

L'émir du Qatar est favorable à l'envoi d'une force arabe en Syrie

La Ligue arabe devrait 'étudier' l'idée d'envoyer de troupes en Syrie, évoquée par l'émir du Qatar, affirme, dimanche 15 janvier, Amr Moussa, ex-chef de l'organisation panarabe et candidat à la présidentielle égyptienne. 'C'est une proposition très importante. Je pense que la Ligue arabe devrait l'étudier et lancer des consultations à ce sujet', a indiqué M. Moussa en marge d'une conférence de l'ONU à Beyrouth sur la transition démocratique dans le monde arabe. 'Nous sommes contre le recours à la force contre les citoyens. Le sang qui coule actuellement ne présage rien de bon', a poursuivi M. Moussa. 'La situation en Syrie est dangereuse, elle nous inquiète tous. J'appelle à mettre fin à cette situation et à traiter les citoyens de manière convenable', a-t-il souligné. 'Le monde arabe passe par une période de changement radical et toute tentative d'entraver cette période-là est vouée à l'échec', a encore prévenu le candidat à la présidentielle égyptienne.

ARRÊTER L'EFFUSION DE SANG

Le Qatar a proposé, samedi 14 janvier, l'envoi d'une force arabe en Syrie pour mettre fin aux affrontements entre l'armée et les opposants au président Bachar Al-Assad, qui durent depuis dix mois. Interrogé par la chaîne de télévision CBS dans le cadre de l'émission 60 minutes à propos d'une éventuelle intervention arabe en Syrie, l'émir du Qatar, le cheikh Hamad Ben Khalifa Al Thani, a répondu: 'Face à une telle situation, et pour arrêter l'effusion de sang, il faudrait envoyer des troupes (...)'. CBS précise sur son site internet que l'interview de l'émir sera diffusée dimanche. Le premier ministre qatari, qui dirige la commission de la Ligue arabe chargée de la Syrie, a déploré la poursuite des violences malgré la présence des observateurs de la Ligue.

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Irak: sept policiers tués dans une série d'attaques à l'ouest

Sept policiers ont été tués et 19 personnes blessées dans une série d'attentats à la bombe et l'attaque par des hommes armés d'un complexe abritant des bâtiments de la police dimanche à Ramadi (100 km à l?ouest de Bagdad), ont annoncé la police et des médecins.

Les forces de l'ordre ont réussi vers 15H00 (12H00 GMT) à reprendre le contrôle du bâtiment où les hommes armés étaient retranchés depuis la mi-journée, a déclaré le général Hadi Arzaig, chef de la police de la province d'Al-Anbar.

"Les six terroristes ont été tués à l'intérieur du bâtiment où ils étaient cachés et la situation est sous contrôle de la police", a-t-il déclaré.

"Nous avons reçu 7 cadavres de policiers et 19 blessés, dont 16 policiers et 3 civils dans les attaques d'aujourd'hui à Ramadi", a annoncé de son côté une source à l'hôpital général de Ramadi.

Les premières attaques ont commencé vers 11H30 (08H30 GMT), selon des sources de sécurité. Deux voitures piégées ont explosé près de la mosquée Dawlah Kabir, et une troisième a suivi peu après dans le centre de la ville.

Ces trois premières explosions ont fait trois blessés, selon la police et un médecin.

Une quatrième voiture piégée a explosé près d'un complexe de 3 immeubles dont l'un abrite des services d'investigation de la police, et deux kamikazes ont fait détonner leur charge à l'entrée de l'enceinte entourant ces bâtiments, selon le major général Adel Daham, porte-parole du ministère de l'Intérieur.

Des hommes armés ont ensuite fait irruption dans l'enceinte du complexe avant de se retrancher dans l'un des trois bâtiments, en construction.

Le 3 octobre, une précédente attaque du même type contre un poste de police près de Ramadi s'était soldée au bout de plusieurs heures par la mort de cinq personnes, dont le chef de la police, ainsi que celle des assaillants.

Ramadi, ville d'un demi-million d'habitants, est la capitale de la province sunnite d'al-Anbar, un ancien bastion de l'insurrection sunnite anti-américaine et de la branche irakienne d'Al-Qaïda.

La province a été pacifiée après le recrutement par l'armée américaine en 2007 de miliciens sunnites, pour la plupart d'anciens insurgés.

Dimanche, d'autres attentats à la bombe à Baïji et Kirkouk, au nord de Bagdad, ont en outre fait 13 blessés dont 3 policiers, selon des sources de sécurité.

Ces nouvelles violences surviennent au lendemain d'un attentat commis par un kamikaze contre un groupe de pèlerins chiites, qui a tué au moins 53 personnes près de Bassora (sud), au plus fort des commémorations du deuil de l'Arbaïn, l'une des principales célébrations de l'islam chiite.

Elles interviennent en outre alors que la crise politique qui oppose des dirigeants sunnites et chiites semble toujours dans l'impasse.

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Tunisie: comment les Tunisiens ont vécu la chute de Ben Ali

«Je pensais que j'allais mourir et tout ce que j'espérais c'était une mort sans souffrance.» Elle est belle Ons, avec sa chevelure folle et ses yeux rieurs. Et quand elle prononce cette phrase on se demande comment elle arrive à le faire sans faiblir. Le 14 janvier 2011, lorsque son père la dépose en voiture, avec ses deux soeurs, sur l'avenue Bourguiba, Ons ne sait pas encore qu'elle va vivre une journée particulière.

A midi il doit passer les récupérer. Mais Ons n'a pas décroché son téléphone quand l'heure est venue, parce qu'elle voulait rester plus longtemps. Alors son père est rentré à la maison et Ons est restée à hurler avec les autres devant le Ministère de l'intérieur. Sauf que quand les gaz lacrymogènes et les coups ont commencé à pleuvoir, elle a perdu ses soeurs. Elle s'est réfugiée, comme beaucoup, dans le centre commercial qui fait face au Ministère. Et puis une de ses soeurs lui a demandé de la rejoindre dans la rue. Ons est sorti.

«Il y avait des gens qui couraient partout, des policiers dans tous les sens, des gaz lacrymogènes. Devant un immeuble quelqu'un m'a fait signe d'entrer vite. On est monté se réfugier dans un appartement.»

Ils sont une cinquantaine, entassés dans les locaux d'une société de production audiovisuelle.

«Dans tous les appartements de l'immeuble il y avait des gens. Nous voulions sortir. On pensait qu'au bout d'un moment, ça allait se calmer. Mais les cris dehors continués, il y avait du gaz partout et on entendait des coups de feu. Les policiers ont fini par entrer dans l'immeuble à la recherche de manifestants. Quand ils sont arrivés à notre porte et qu'ils ont tapé en hurlant nous avons retenu notre souffle, personne n'a dit un mot. Et puis ils sont partis.»

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Taïwan: un second mandat plus délicat pour le président Ma Ying-jeou, face à la Chine

La réélection à Taïwan d'un président artisan du rapprochement avec la Chine est un soulagement pour Pékin et Washington, mais Ma Ying-jeou pourrait connaître un second mandat plus difficile, entre les attentes de son voisin et les craintes des Taïwanais, selon les analystes.

Au lendemain des élections présidentielles, l'agence officielle chinoise Chine nouvelle estimait que la victoire de Ma pourrait offrir de "nouvelles opportunités pour le développement pacifique des relations à travers le détroit" de Formose.

Les Etats-Unis ont félicité le vainqueur et lui ont apporté leur appui à la poursuite du rapprochement entre Taipei et Pékin.

"La paix, la stabilité et l'amélioration des relations entre les deux rives du détroit (de Formose), dans un environnement débarrassé de toute intimidation, revêtent une grande importance pour les Etats-Unis", a déclaré la Maison Blanche dans un communiqué.

Pour Chu Shulong, expert en relations internationales à l'université Tsinghua de Pékin, le résultat des élection "est le meilleur scénario pour les relations entre les deux rives du détroit".

"La victoire de Ma va permettre que la stabilité et le développement des liens entre les deux parties se poursuivent, dans le sillage des quatre années passées", estime-t-il.

Lors de son premier mandat, Ma Ying-jeou a oeuvré au réchauffement des relations entre Taïwan et son puissant voisin, séparés depuis la fin de la guerre civile chinoise en 1949. Une amélioration consacrée par la signature en 2010 d'un grand accord-cadre de coopération économique entre les deux territoires.

Mais en-dehors du volet économique, Ma, un juriste de 61 ans formé aux Etats-Unis, s'est toujours comporté avec circonspection face à Pékin, assurant régulièrement à ses concitoyens que sa priorité restait le maintien de la souveraineté de Taïwan.

Sa prudence a payé lors des élections de samedi, notent les analystes.

"Il n'y a aucun besoin d'aller plus vite que ce qu'a fait Ma jusqu'à présent. L'approche progressive accompagnée d'une affirmation de l'autonomie de Taïwan est populaire", souligne Clayton Dube, un expert sur Taïwan à l'université de Californie du sud.

Reste à savoir si Pékin est satisfait du rythme actuel des mesures ou s'il préfèrerait une accélération, avec un élargissement aux sujets politiques, tels que la signature d'un traité de paix.

Taïwan (république de Chine) et la Chine (république populaire de Chine) sont séparées depuis 1949. Taïwan est indépendante de fait depuis, mais Pékin la considère comme une province rebelle, n'excluant pas la force pour la faire revenir dans son giron.

Pour Joseph Wu, analyste politique à l'université nationale Chengchi, les prochains mois risquent d'être délicats car Pékin se prépare à une transition du pouvoir --le président et le Premier ministre vont céder leur siège prochainement--.

"Il y aura une accélération des pressions avant que le président chinois Hu Jintao cède sa place en octobre car Hu veut laisser en mémoire ses actions en matière de relations entre les deux rives du détroit", ajoute l'analyste, ancien haut responsable politique chargé des liens avec la Chine lorsque le Parti progressif démocratique --anti-Pékin-- était au pouvoir.

Ma "sera probablement trop faible pour résister à la pression chinoise et défendre la souveraineté de Taïwan", estime-t-il.

Mais les responsables chinois sont de plus en plus conscients de la manière dont les démocraties, comme Taïwan, fonctionnent.

"Le gouvernement chinois est sans aucun doute satisfait de la réélection (de Ma) et comprend la dynamique en oeuvre à Taipei", déclare John Ciorciari, expert à l'université du Michigan.

"La Chine va presser Ma de s'engager plus encore mais sans trop forcer pour ne pas courir le risque de le coincer aux yeux des Taïwanais, qui pourraient alors porter au pouvoir" l'opposition lors des prochaines présidentielles, précise-t-il.

Taipei et Pékin vont continuer de renforcer leurs liens commerciaux et d'investissement, en veillant d'éviter tout geste susceptible d'être interprêté comme un pas vers la réunification, indiquent les analystes.

"La Chine ne se fait pas d'illusions sur jusqu'où peut aller Ma", affirme George Tsai, de l'université de la culture chinoise à Taipei. "Tant qu'il peut tracer une tendance profonde pour des relations stables, cela suffit à tout le monde".

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Birmanie: Juppé rencontre Aung San Suu Kyi

Le ministre français des Affaires étrangères Alain Juppé, en visite historique en Birmanie, a rencontré dimanche matin à Rangoun l'opposante Aung San Suu Kyi, à qui il doit remettre les insignes de commandeur de la Légion d'Honneur.

Le président Nicolas Sarkozy avait annoncé vendredi par téléphone à la lauréate du prix Nobel de la paix qu'elle recevrait "en témoignage de son engagement exemplaire" cette distinction des mains du premier chef de la diplomatie française à visiter le pays, lors d'une cérémonie officielle dimanche dans la soirée. Il avait notamment souligné le "courage politique dont (elle) a fait preuve au service de la démocratie et de la liberté en Birmanie, tout particulièrement au cours de ses nombreuses années d'assignation à résidence", selon la présidence.

Réconciliation nationale

Après un entretien de moins d'une heure avec le ministre français dans la vielle bâtisse près du lac, où elle a passé la majeure partie des vingt dernières années assignée à résidence, la "Dame" de Rangoun a salué, en français, les réformes en cours dans son pays. "Nous espérons que ces nouveaux développements renforceront le processus de démocratisation et la réconciliation nationale", a-t-elle déclaré, insistant sur la nécessité "d'arriver à la fin des conflits ethniques". "J'ai du travailler très dur pour lire ce texte en français, c'est donc avec soulagement que je donne la parole à Alain Juppé", a-t-elle conclu en riant.

Suu Kyi avait été libérée de résidence surveillée en novembre 2010, une semaine après des élections auxquelles son parti, la Ligue nationale pour la démocratie (LND), n'avait pas participé. Le parti avec qui elle a mené tout son combat politique avait été dissous en mai 2010 pour (...)Lire la suite.

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Les naufrages les plus meurtriers depuis vingt ans

L'échouement du Costa Concordia qui a fait trois morts dans la nuit de vendredi à samedi est le dernier d'une longue série. Retour sur les principales catastrophes de ces deux dernières décennies.

• 15 décembre 1991: Naufrage en mer Rouge, au large de Safagua (Égypte), du ferry-boat Salem Express reliant Djeddah (Arabie Saoudite) à Suez (Égypte). Bilan: 476 morts.

• 16 février 1993: Le naufrage d'un bateau de transport haïtien, le Neptune, reliant Jérémie (sud d'Haïti) et Port-au-Prince fait 800 morts et près de 500 disparus.

• 10 octobre 1993: 282 morts dans le naufrage d'un ferry au large de la côte sud-ouest de la Corée du Sud.

• 27 septembre 1994: Le naufrage au large des côtes finlandaises du ferry Estonia, reliant Tallinn à Stockholm, fait 852 morts. On compte seulement 137 survivants. C'est la pire catastrophe maritime de bateaux civils dans les eaux européennes.

• 21 mai 1996: Près de 700 morts en Tanzanie dans le naufrage sur le lac Victoria du ferry Bukoba, qui effectuait la liaison entre le port de Bukoba sur la côte ouest du lac, et la ville de Mwanza, sur la côte méridionale.

• 6 février 1999: Naufrage du navire indonésien Harta Rimba au large des côtes de Bornéo, avec 312 personnes disparues.

• 18 octobre 1999: Plus de 200 personnes sont portées disparues après le naufrage d'un bateau indonésien au large de la province d'Irian Jaya.

• 25 novembre 1999: Un car-ferry transportant 312 passagers et membres d'équipage fait naufrage dans l'est de la Chine à la suite d'une forte tempête, provoquant la mort et la disparition de 292 personnes.

• 26 septembre 2000: 80 personnes meurent dans le naufrage du ferry grec Express Saména près de Paros, en mer Egée. Le bateau, qui effectuait la liaison du Pirée aux Cyclades, transportait 532 personnes, dont 55 étrangers.

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