dimanche 15 janvier 2012

Costa Concordia: Près de 400 passagers français rapatriés à Marseille

Trois cent quatre-vingt-cinq passagers français ont été rapatriés à Marseille dans la soirée et la nuit de samedi à dimanche après le naufrage du paquebot Costa Concordia vendredi soir près d'une île de Toscane, a-t-on appris auprès de la préfecture des Bouches-du-Rhône.

Neuf autocars ont ramené ces passagers à leur point de départ où un dispositif sanitaire, psychologique et administratif avait été mis en place. Cent cinquante-cinq d'entre-eux ont demandé à bénéficier «du soutien psychologique de la cellule de crise» et 289 personnes ont été hébergées pour la nuit dans des hôtels de Marseille, a indiqué la même source. Un dixième autocar est attendu dimanche en début d'après-midi dans la cité phocéenne, sans qu'il soit précisé combien de passagers sont à bord.

La police aux frontières facilite les démarches

Soixante-cinq personnels de la Sécurité civile, du Samu, des marins-pompiers et de la Croix-Rouge - médecins, infirmiers, psychologues et brancardiers - ont été mobilisés pour prendre en charge les passagers français et un numéro d'urgence pour les familles (06.77.80.32.23) a été mis place par Costa Croisières France. La police aux frontières est également présente pour faciliter les démarches de renouvellement des titres d'identité perdus.

Selon un dernier bilan des autorités italiennes, le naufrage du Costa Concordia a fait «trois morts confirmés» et 41 personnes manquaient encore à l'appel dimanche, en confrontant les listes de l'armateur et celles des sauveteurs.

462 passagers français participaient à cette croisière en mer Méditerranée et devaient regagner Marseille dimanche, les derniers rescapés français seront rapatriés par avion, selon Costa, compagnie génoise numéro un de la croisière en Europe.

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mercredi 11 janvier 2012

Génocide rwandais : 'Les dysfonctionnements sont intervenus à tous les niveaux'


Près de dix-huit ans après la fin du génocide rwandais, de nouveaux éléments avancés par le juge français Marc Trévidic suggèrent que des Hutus extrémistes pourraient être à l'origine de l'attentat du 6 avril 1994 contre l'avion du président Juvénal Habyarimana, point de départ des massacres.

Jusqu'à présent, la thèse qui désignait l'actuel président du Rwanda, Paul Kagamé, comme instigateur de l'attaque prévalait. Le sociologue André Guichaoua, témoin des événements en 1994, avait lui-même qualifié de 'certaine' cette version des faits. Aujourd'hui, s'il se félicite que le dossier soit relancé grâce à ces nouvelles informations, il déplore les dysfonctionnements d'un dossier judiciaire qui 'sont intervenus à tous les niveaux'.

Que change la publication de ce nouveau rapport d'expertise présenté mardi 10 janvier par le juge Marc Trévidic ?

Premier élément, et le plus important à mon sens, c'est que le dossier est aujourd'hui relancé pour de bon. Ces nouveaux éléments, qui ont fait l'objet d'investigations scientifiques, rouvrent le jeu, en quelque sorte. Il faut s'en féliciter, car cela démontre que les juges sont en mesure de mener des enquêtes et d'apporter des faits établis inédits, qui permettent d'enclencher des débats contradictoires.

Mais il importe désormais de valider les hypothèses qu'impliquent ces nouveaux éléments. Je salue d'ailleurs la décision de M. Trévidic d'avoir proposé un délai de trois mois qui devrait ouvrir la voie à une procédure contradictoire, à des enquêtes complémentaires ou encore à des procédures d'appel. Au terme de cette démarche, il se prononcera sur ces rapports et sur ce que tout le monde veut désormais savoir : qui sont les auteurs de l'attentat ? Une question qui impose une grande prudence aujourd'hui, d'autant que ce dossier provoque des scénarios quasiment conspirationnistes.Vous avez vous-même affirmé que le (...) Lire la suite.

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Côte d'Ivoire: le drame du sang qui ne coule plus

La Côte d'Ivoire subit encore les séquelles de la crise post-électorale de 2011. L'ouest du pays fait actuellement face à une pénurie de sang, indique l'Irin -réseaux d'informations régionaux intégrés-, l'agence d'information du département des Affaires humanitaires des Nations Unies. Cette crise sanitaire a provoqué la mort de nombreux Ivoiriens, notamment les enfants.

«Beaucoup de gens meurent dans l'ouest à cause du manque de sang et du manque d'accès au sang», affirme Bisimwa Ruhana-Mirindi, coordinateur de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS).

Les violences post-électorales de 2011 ont rendu l'accès au sang quasiment impossible pendant plusieurs mois, ajoute Ruhana-Mirindi. Les habitants craignaient de se rendre dans les hôpitaux ou dans l'unique banque de sang de la région située à Daloa (180 km de Man). En effet, des points de contrôle illégaux étaient tenus par des groupes armés.

A l'hôpital de Man, sur les 923 personnes qui avaient besion de transfusions sanguines, 19% n'en ont pas reçu, et la moitié de ces individus est morte.

La plupart des patients nécessitant une transfusion sanguine sont des enfants. Soumaila Djiré, 13 ans, soufre d'une anémie causée par la malaria. A l'hôpital, l'enfant, très maigre, respire difficilement.

Les médecins disposaient d'une pochette de sang pour ce patient, mais le pédiatre a indiqué qu'il devait en recevoir plus. Sa famille n'a pas d'argent pour se rendre à la banque du sang de Daloa. Et ses parents ne peuvent pas non plus donner de sang sur place.

«Au vu des critères nationaux, l'hôpital [de Man] n'est pas correctement équipé pour collecter et conserver le sang.

Durant les violences post-électorales, le système de santé de l'ouest du pays s'est effondré. En mai 2011, Alassane Ouattara prend ses fonctions de président de la République. Son gouvernement a ordonné à tous les staffs médicaux de se remettre au (...) Lire la suite.

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«On est en train de réinstaller des bidonvilles» à Haïti

Patrick Coulombel, président de la Fondation architectes de l'urgence, s'inquiète des lenteurs de la reconstruction à Haïti et du manque de compétence des organisations internationales.

Deux ans après le tremblement de terre, où en est la reconstruction à Haïti ?

On n'en est pas bien loin. Si on parle de la reconstruction en dur à proprement parler, à de rares exceptions près, il n'y a pas grand-chose de fait, ce qui est pour le moins surprenant dans la mesure où normalement on devrait être en plein boom de la reconstruction, deux ans après.

Les Nations unies, au départ, durant toute l'année 2010, ont décidé d'attendre que le processus électoral soit complètement terminé et d'avoir un gouvernement légitime pour s'attaquer à la reconstruction de manière normale. Ce n'est pas illogique, mais cela a duré un an, et normalement le mandat de l'organisation internationale est au contraire là pour palier les carences des gouvernements lorsqu'ils n'ont pas de capacité.

Et après l'élection du président ?

En 2011, quand Michel Martelly a été élu, il a dit qu'il fallait absolument arrêter la construction d'abris temporaires et qu'il fallait faire de la reconstruction durable. Tout le monde était d'accord, mais en réalité personne ne l'a fait. Résultat des courses : non seulement les constructions temporaires ne se sont pas arrêtées, mais il y en a certaines programmées pour 2012.

Pourquoi est-ce si compliqué de reconstruire du permanent ?

C'est un métier de construire en dur. Aujourd'hui, la majorité des acteurs de l'humanitaire ne sont pas des gens du métier de la construction. En termes de gouvernance au niveau des Nations unies, il y a donc des petits problèmes. Il existe une agence, UN-Habitat, qui a l'habitude de ça, mais aujourd'hui elle n'a pas le monopole sur cette question. Elle réclame l'arrêt des abris temporaires, mais elle n'est pas écoutée par la (...) Lire la suite.

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Au Nigeria, le mouvement social sur les prix de l'essence s'intensifie


Grève générale et manifestations contre la hausse des prix du carburant se poursuivent mercredi 11 janvier au Nigeria, pour la troisième journée consécutive. De violentes émeutes ont éclaté dans la ville de Minna, dans le centre du pays, où un policier a été tué. Un couvre-feu de vingt-quatre heures a été imposé par les autorités locales 'dans l'ensemble des vingt zones administratives, à la suite de la rupture de la loi et de l'ordre à Minna', annonce un communiqué du gouvernement local.

On ignorait en fin d'après-midi les causes précises de ces émeutes. Les assaillants ont incendié une représentation locale du parti au pouvoir, de la Commission électorale nationale (INEC), et le siège de campagne du gouverneur de l'Etat. Le calme est revenu par la suite dans la ville, où patrouillaient les forces de sécurité.

>> Lire des témoignages de Nigerians : 'le sentiment de peur est omniprésent'

MENACE D'INTERRUPTION DE LA PRODUCTION DE BRUT

La grève qui n'affecte pas à ce stade la production pétrolière du plus gros producteur d'Afrique paralyse le pays. Mais mercredi, les deux syndicats des ouvriers du pétrole ont menacé d'interrompre la production de brut. 'Nous demandons à toutes les plates-formes de production de se mettre en alerte rouge en prévision d'un arrêt total de la production', a indiqué Babatunde Ogun, président du syndicat Pengassan, dont les dirigeants sont réunis à Port Harcourt, la capitale pétrolière du Nigeria.

Les confédérations syndicales, à l'origine de la grève générale, exigent que le gouvernement rétablisse les subventions dont la suppression, le 1er janvier, a entraîné une brusque hausse des prix de l'essence qui affecte la plupart des Nigérians, tant pour les transports que pour l'alimentation des générateurs d'électricité. Mardi soir, le gouvernement a ordonné aux fonctionnaires grévistes de reprendre le travail, menaçant de suspendre leurs (...) Lire la suite.

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Les sciences informatiques de retour à l'école britannique


Les élèves britanniques vont apprendre à coder des programmes avec l'aide du secteur privé afin de remonter le niveau drastiquement bas en informatique des jeunes diplômés.

Des élèves qui apprennent à taper rapidement à l'ordinateur, à créer et enregistrer un document Word, à utiliser un tableur Excel, ou à dessiner sur ordinateur: ce qui ressemble fort à un cours d'informatique du début des années 1990 est toujours d'actualité dans les écoles anglaises, au grand dam des entreprises high tech nationales qui peinent à recruter. Le ministre britannique de l'Éducation a annoncé ce mercredi qu'il lançait une consultation nationale afin de supprimer d'ici septembre ce cursus national qui ne satisfait personne. À la place, les écoles seront libres d'enseigner ce qu'elles souhaitent dans ce domaine, en mettant notamment l'accent sur la programmation.

«Au lieu de voir nos élèves s'ennuyer à mourir dans des cours leur apprenant à se servir d'Excel et de Word, nous pourrions voir des enfants de 11 ans capables de réaliser des animations simples en 2D sur ordinateur. À 16 ans, ils pourront écrire leurs propres applications pour smartphones», a déclaré le ministre Michael Gove lors d'un discours . «Les enseignants auront désormais le droit de se concentrer sur des sujets qu'ils jugent importants: apprendre comment fonctionne un ordinateur, étudier les bases de la programmation et du code, et encourager les élèves à 'bidouiller' eux-mêmes», notamment grâce au «Rasberry Pi» , un ordinateur miniature permettant aux enfants d'apprendre les rudiments de la programmation pour seulement 17 euros l'unité.

Faible niveau des jeunes diplômés en informatique L'heure est en effet grave pour le système éducatif anglais. De nombreux rapports ont fustigé le niveau dramatiquement bas des connaissances informatiques des jeunes Anglais, notamment des jeunes diplômés. Les détenteurs d'une licence en informatique sont les plus touchés par le chômage dans le pays , notamment dans (...) Lire la suite.

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