dimanche 13 novembre 2011

Athlétisme: Usain Bolt et Sally Pearson, "athlètes de l'année"


Le Jamaïcain Usain Bolt et l'Australienne Sally Pearson ont été récompensés samedi du titre d'athlète de l'année par la Fédération internationale d'athlétisme (IAAF).
Roi incontesté du sprint, Usain Bolt a conservé ses titres du 200 mètres et du relais 4x100 mètres, avec un record du monde à la clé dans cette dernière épreuve, cet été lors des championnats du monde de Daegu, en Corée du Sud.
Disqualifié pour faux départ dans la finale du 100 mètres aux Mondiaux, il n'en a pas moins signé le meilleur temps de l'année sur la distance en 9"76, à Bruxelles le 16 septembre.
Spécialiste du 100 mètres haies, Sally Pearson, qui a 25 ans comme Bolt, a connu une saison exceptionnelle avec 15 victoires en 16 courses et un titre mondial établi en 12"28, le meilleur chrono depuis 19 ans.
Usain Bolt obtient le trophée pour la troisième année, après 2008 et 2009. Il a battu son compatriote et champion du monde du 100 mètres Yohan Blake et le lauréat de l'an dernier, le Kényan David Rudisha, recordman et champion du monde du 800 mètres.
Sally Pearson, vice-championne olympique en 2008, est la première Australienne à obtenir le trophée depuis sa création en 1988.

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Des missions diplomatiques attaquées en Syrie

Des foules armées de bâtons et de couteaux ont attaqué l'ambassade d'Arabie saoudite à Damas et les consulats français et turcs à Lattaquié samedi à la suite de la suspension de la Syrie par la Ligue arabe, rapportent des habitants.
Plusieurs centaines d'hommes scandant des slogans favorables au président Bachar al Assad ont frappé un garde et pénétré dans l'ambassade saoudienne à Abou Roummaneh, dans l'un des quartiers les plus surveillés de la capitale, à quelques pâtés de maison de la présidence.
"Nous sacrifions notre sang et notre âme pour toi, Bachar", criait la foule, selon ces témoignages d'habitants.
Le ministère saoudien des Affaires étrangères a indiqué dans un communiqué qu'un groupe de manifestants "s'étaient réunis à l'extérieur de l'ambassade en lançant des pierres sur le bâtiment, avant de l'envahir".
Ce communiqué, relayé par l'Agence de presse saoudienne (SPA), précise que les forces de sécurité syriennes "n'ont pas pris de mesures pour les empêcher de mettre l'ambassade à sac", et que les manifestants ont pu rester longtemps à l'intérieur avant que la police leur ordonne finalement de quitter les lieux.
"Le Royaume d'Arabie Saoudite condamne fermement cet incident et considère les autorités syriennes comme responsables de la sécurité et de la protection des intérêts et citoyens saoudiens en Syrie."
Riyad a rappelé en août dernier son ambassadeur à Damas, quand le roi Abdallah a réclamé la fin de la répression des manifestations contre le régime, qui a fait plus de 3.500 morts depuis la mi-mars selon la dernière estimation communiquée mardi par le Haut commissariat aux droits de l'homme des Nations unies.
Des attaques similaires se sont produites à Lattaquié, à 330 km au nord de Damas, sur la côte méditerranéenne, contre les consulats de France et de Turquie.
Un porte-parole du ministère français des Affaires étrangères a indiqué que la France ne disposait que d'un consulat honoraire à Lattaquié, et ne pas avoir connaissance d'une attaque contre ce site.
Selon ce porte-parole, l'ambassadeur français en Syrie a déclaré samedi soir ne pas avoir(...)Lire la suite.

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Des milliers de Romains célèbrent la fin de "l'ère Berlusconi"


Des milliers de Romains ont fêté samedi soir la démission de Silvio Berlusconi et sabré le champagne dans les rues de la capitale italienne.
Dès la fin de l'après-midi, une foule s'est rassemblée dans le centre de Rome pour célébrer le départ annoncé du président du Conseil.
"Nous attendons la fin de l'ère Berlusconi, nous espérons que ce sera la fin", a expliqué une Romaine, Angela Lanza.
Aux cris de "Va t'en" ou "Démission", plusieurs centaines d'opposants ont commencé à se regrouper vers 16h00 devant le palais Chigi, siège du gouvernement, et sur la via del Corso, qui mène au palais présidentiel du Quirinal et qui a été fermée à la circulation.
Parmi la foule, des militants du "Peuple violet", un mouvement anti-Berlusconi né sur internet, étaient venus dire "Bye Bye Silvio".
Des messages circulant sur Facebook ont appelé les Italiens à fêter dans la rue la démission du "Cavaliere" ou à suspendre des bannières tricolores aux balcons.
Des huées et des cris de "Bouffon, Bouffon" ont accueilli le président du Conseil à son arrivée dans la soirée devant le Quirinal, où il allait remettre sa démission.
Un orchestre s'est installé près du palais présidentiel pour jouer l'Alleluia du Messie d'Haendel.
La foule est devenue si compacte que Berlusconi a été contraint de quitter le Quirinal par une porte dérobée pour rejoindre sa résidence privée
Des cris de joie ont retenti quand la démission du "Cavaliere" a été officiellement confirmée par un communiqué de la présidence et des manifestants ont chanté, dansé et ouvert des bouteilles de champagne.
Un petit groupe de partisans du magnat des médias s'est rassemblé devant la résidence de Berlusconi mais il a été rapidement débordé par le nombre de ses opposants.
Des militants du groupe d'extrême droite Forza Nuova se sont également joints brièvement à la foule pour dénoncer la nomination annoncée de l'ancien commissaire européen à la Concurrence Mario Monti à la tête du prochain gouvernement.
Ils ont été écartés par la police après quelques brèves échauffourées avec d'autres manifestants.

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Consultations formelles en Italie après le départ de Berlusconi

Le président italien Giorgio Napolitano a entamé dimanche matin des discussions formelles en vue de la nomination d'un nouveau gouvernement en remplacement de l'équipe sortante de Silvio Berlusconi, qui a démissionné samedi soir sous les huées du peuple romain.
Selon toute vraisemblance, Napolitano proposera à l'ancien commissaire européen Mario Monti de devenir le président du Conseil et de former un cabinet, de préférence avant l'ouverture des marchés financiers lundi.
Des consultations avec les responsables des groupes parlementaires se sont ouverts peu après 09h00, quelques heures seulement après la fin du rassemblement spontané dans les rues de Rome pour fêter le départ de Berlusconi.
On s'attend à ce qu'elles durent jusqu'en fin d'après-midi. La nomination de Mario Monti pourrait être officialisée aux alentours de 18h00 selon le scénario qui circule à Rome.
La démission du "Cavaliere", qui a gouverné l'Italie pendant dix des dix-sept dernières années, a suivi l'adoption définitive samedi d'une loi d'austérité censée remettre les finances publiques italiennes en ordre.
Comme prévu, Berlusconi a alors présidé son ultime conseil des ministres avant de se rendre dans la soirée au palais du Quirinal pour présenter sa démission au président Napolitano.
La voiture du président du Conseil a dû se frayer un chemin parmi une foule compacte de centaines de Romains qui l'ont copieusement sifflé et ont scandé "Bouffon, bouffon" à son arrivée au Quirinal.
UN AN ET DEMI POUR REDRESSER L'ITALIE
L'incertitude des dernières semaines a fortement pénalisé l'Italie sur les marchés obligataires, et Rome espère désormais que l'arrivée de Mario Monti permettra de rassurer la planète financière.
Ce dernier, nommé la semaine dernière sénateur à vie, a rencontré samedi le président de la Banque centrale européenne Mario Draghi ainsi que des responsables politiques italiens issus de divers partis. Il a également eu un déjeuner de travail avec Berlusconi.
Pas encore nommé formellement, l'ancien commissaire européen à la Concurrence a d'ores et déjà reçu le soutien des principales formations d'opposition ainsi que celui du parti de Berlusconi, le Peuple de la liberté (PDL), soumis toutefois à conditions et arraché après l'opposition initiale de plusieurs factions internes.
"Au final, c'est le sens des responsabilités qui l'a emporté", a commenté Mario Baccini, député PDL. Le parti soutiendra un gouvernement Monti, a-t-il précisé, tant qu'il s'en tiendra à l'application des réformes décidées par l'équipe sortante avec l'Union européenne.
Les prochaines élections législatives en Italie sont prévues en 2013. Le gouvernement dispose donc d'environ un an et demi pour mener ses réformes, mais devra s'assurer(...)Lire la suite.

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mercredi 9 novembre 2011

Adobe renonce à Flash pour les appareils mobiles

Adobe Systems Inc a annoncé mercredi l'abandon de son logiciel Flash Player pour les plateformes mobiles, mettant ainsi un terme à un long bras de fer avec Apple, qui avait écarté ce lecteur vidéo de ses iPhone et iPad depuis 2007, au profit des applications ouvertes en HTML5.
L'éditeur américain souhaite à présent se focaliser sur les standards ouverts du web, comme le langage HTML5, défendu par Steve Jobs, le défunt directeur général d'Apple, dans une lettre ouverte en 2010.
Selon Apple, le lecteur Flash d'Adobe, très répandu sur internet pour la conception de sites web, la lecture de vidéos ou de jeux vidéo, est source de problèmes techniques et de consommation excessive d'énergie. (Voir ).
La décision d'Adobe intervient alors que le spécialiste des logiciels d'arts graphiques a annoncé mardi un avertissement sur la croissance de son chiffre d'affaires pour l'année prochaine, le licenciement de 7% de son personnel et une restructuration de son métier vers la location de logiciels.
En Bourse, le titre Adobe perdait 8,32% à 27,88 dollars vers 20h00 GMT, après avoir plongé la veille de 9,2%.
Selon les analystes, la décision d'Adobe signifie que les développeurs sur le web vont sans doute cesser d'utiliser les outils de Flash.
VICTOIRE DE STEVE JOBS
Si Apple a refusé la technologie Flash dans ses appareils, ce n'est pas le cas des fabricants de téléphones portables et de tablettes comme Motorola Mobility Holdings, Samsung Electronics ou Research in Motion, qui en avaient fait un argument de vente.
"Cela change certainement un peu la position des fabricants qui disaient que les produits sous iOS comme l'iPhone ou l'iPad étaient inférieures en raison de leur incompatibilité avec Flash", observe Michael Gartenberg, analyste au cabinet Gartner.
D'après Steve Jobs, Flash ne permettait pas aux utilisateurs de naviguer confortablement sur internet alors que le langage HMTL5 constituait une alternative crédible.
Adobe a longtemps réfuté ces arguments, mais le langage HTML5, qui utilise des standards ouverts et accessibles à tous, a fini par séduire de plus en plus de développeurs, soucieux de proposer des contenus utilisables sur l'iPhone et l'iPad, vendus à plus de 100 millions d'exemplaires.
"Steve Jobs a poussé le secteur vers le HTML5", souligne Colin Gillis, analyste chez BGC Partners.
"L'Open-source gagne toujours, même si cela ne signifie pas que les innovateurs vont en faire de l'argent", ajoute-il.
Adobe a reconnu que le HTML 5 était devenu le standard prioritaire pour créer des contenus utilisables depuis un navigateur internet sur mobile. De fait, depuis l'année dernière, l'éditeur américain a commencé à redéployer ses ressources pour adopter ce standard.
Adobe a annoncé qu'il prévoyait d'intégrer la technologie HTML5 sur tous ses produits dans les prochaines années et qu'il "travaillait étroitement" avec Apple, Google, Microsoft et d'autres sur le développement de ces nouveaux produits.

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"Carlos" revendique son "sang froid" au combat

Décrivant de manière parfois opaque et contradictoire son parcours de "révolutionnaire professionnel", "Carlos" s'est présenté mercredi devant la Cour d'assises spéciale de Paris comme un "combattant" au sang froid.
"Je suis tireur d'élite", a-t-il déclaré. "Je suis émotionnel, mais dans le combat je suis d'un sang froid inimaginable."
Plus tôt dans la journée, le Vénézuélien, de son vrai nom Ilich Ramirez Sanchez, avait abandonné son attitude plutôt fière et bravache pour essuyer quelques larmes en évoquant ses "camarades morts" au combat.
"J'ai vu des bombardements, des civils, des gens tués comme des chiens", avait murmuré dans un sanglot la légende du terrorisme des années 1970 et 1980, évoquant le "septembre noir" de 1971.
"Carlos" est jugé une seconde fois en France où il est emprisonné depuis 17 ans. Remis à la France par le Soudan en août 1994, il purge une condamnation à perpétuité prononcée en 1997 pour les assassinats de deux policiers français de la DST et leur informateur, en 1975 à Paris.
Il répond aujourd'hui de quatre attentats qui ont fait onze morts et près de 150 blessés en 1982 et 1983.
"UN GRAND BAVARD"
Bercé depuis la plus tendre enfance dans l'idéologie marxiste-léniniste, "Carlos" s'est d'abord engagé dans la "révolution" en 1971 en tant qu'agent du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP), en Jordanie puis à Londres, au Moyen-Orient et en Europe.
Cinq ans plus tard, il a quitté cette organisation et fondé son propre groupe, l'Organisation des révolutionnaires internationalistes (OIR), soutenu, armé et hébergé par le bloc communiste d'Europe de l'Est.
Au détour de maintes digressions qui ont suscité l'impatience du président de la cour, "Carlos" a dit revendiquer "la responsabilité politique des opérations du FPLP", tout en niant son implication dans des événements précis.
"On n'a rien fait", a-t-il d'abord dit, avant de reconnaître avoir participé à "une centaine" d'opérations entre 1971 et 1976.
Interrogé sur les actions menées par l'OIR, organisation d'un millier de membres et présente dans "tous les pays", d'après lui, il a répondu, avec un sourire: "Je vais vous dire un secret, on se réunissait au Café de la Sorbonne pour discuter et fumer du haschich".
"Jamais de ma vie je n'ai écrit un communiqué, on n'est pas une organisation de masse, ce n'est pas notre rôle", a-t-il ajouté, se refusant à "revendiquer" toute action.
"Je n'aime pas ce mot, ça pue le gauchisme opportuniste", a-t-il dit.
S'exprimant de manière vive, rapide, et avec un fort accent espagnol, "Carlos" n'a eu de cesse de prendre la parole en ce troisième jour de procès consacré à l'étude de sa biographie. "Je suis un grand bavard", a-t-il ironisé dans la matinée.
Se disant révolutionnaire "de naissance", il a raconté dans le détail son enfance confortable, au Venezuela, où il est né, mais aussi au Mexique, en Jamaïque, en Colombie et aux Etats-Unis.
"À BONNE ÉCOLE"
"On n'était pas des milliardaires, mais on était aisés", a-t-il dit, précisant que sa famille disposait de près de dix employés de maison.
Avec un père avocat à la "conception quasiment religieuse de son engagement" marxiste-léniniste, "Carlos" a dit avoir été "à bonne école".
Dès l'âge de 15 ans, le jeune "Carlos" adhère à l'organisation clandestine de la Jeunesse communiste à Caracas, les débuts d'un long engagement aux côtés de l'extrême gauche armée.
Après des études à Londres puis à Moscou où il a notamment fédéré les étudiants vénézuéliens des pays d'Europe de l'Est, il rejoint la Jordanie où il commence à se battre aux côtés du FPLP, période "fondatrice" de son parcours.
A l'issue d'une journée fastidieuse d'étude des différents éléments de sa personnalité, son avocate et épouse Isabelle Coutant-Peyre a tenu à(...)Lire la suite.

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