mercredi 9 janvier 2013

Syrie: 48 otages iraniens libérés en échange de plus de 2.000 prisonniers

Une cinquantaine d'Iraniens retenus par les rebelles syriens ont été libérés mercredi en échange de plus de 2.000 personnes emprisonnées par le régime, tandis que l'émissaire international Lakhdar Brahimi doit s'entretenir vendredi avec des responsables russes et américains. "Les 48 pèlerins iraniens ont été libérés", ont indiqué plusieurs chaînes de la télévision d'Etat iranienne, sans préciser quand ni dans quelles conditions cette libération avait eu lieu. Les rebelles les accusent d'être membres des Gardiens de la révolution, l'armée d'élite du régime iranien. Téhéran avait affirmé de son côté qu'il s'agissait de pèlerins avant de reconnaître qu'il y avait parmi eux des militaires "à la retraite" des Gardiens de la révolution. Après avoir mis en ligne le 5 août une vidéo montrant ces Iraniens enlevés près de Damas, les rebelles avaient menacé à deux reprises au moins de les tuer si l'armée ne se retirait pas de la périphérie de Damas. De son côté, Ahmed al-Khatib, porte-parole du Conseil révolutionnaire de l'Armée syrienne libre (ASL, rebelles) à Damas et sa région a confirmé à l'AFP que "des négociations menées sous l'égide de la Turquie et du Qatar se sont théoriquement conclues sur un accord pour la libération de 2.135 personnes détenues par le régime, dont certaines figures importantes, en échange des Iraniens". Il a ajouté que l'Iran était également intervenu auprès de Damas, son grand allié régional. Joint par téléphone par l'AFP, il n'a pas souhaité donner plus de détails sur les libérations promises par Damas prévues, selon lui, "mercredi et jeudi". Il s'agit de l'échange de prisonniers le plus important depuis le début du conflit syrien, et pour la première fois le régime syrien a procédé à des libérations de détenus pour libérer des ressortissants de pays tiers. Le nombre important de libérations consenties par le régime semble indiquer son attachement au maintien de bonnes relations avec Téhéran. A Damas, l'ambassadeur d'Iran, accompagné d'une délégation, est arrivé dans un hôtel du centre pour réceptionner les otages libérés, a constaté une journaliste de l'AFP. Violentes tempêtes Dans le même temps, une ONG turque qui a assuré avoir joué le rôle de médiateur, a annoncé que "le régime a commencé (mercredi) à libérer 2.130 civils détenus dans différentes villes en échange de la libération de 48 Iraniens aux mains des opposants". Le porte-parole de l'organisation humanitaire islamiste IHH, Serkan Nergis, a précisé que quatre Turcs figuraient parmi ces détenus. La Syrie a basculé dans la guerre civile après qu'une révolte populaire violemment réprimée par le régime s'est militarisée. Plus de 60.000 personnes y sont mortes depuis mars 2011 selon l'ONU. Pour tenter de mettre un terme à ces violences, qui ont à nouveau fait 83 morts mardi selo(Lire la suite).

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"Lincoln" en tête des nominations aux Bafta britanniques.

Le film "Lincoln", retraçant la vie du président américain Abraham Lincoln avec Daniel Day-Lewis dans le rôle-titre, a raflé mercredi dix nominations aux Bafta, les récompenses de l'Académie britannique du film. "Les Misérables", la version cinématographique de la comédie musicale à grand succès tirée du célèbre roman de Victor Hugo, ainsi que "L'Odyssée de Pi", obtiennent neuf nominations chacun, talonnés par "Skyfall", le dernier opus de James Bond (huit). Arrivent ensuite "Argo", basé sur une histoire vraie autour de la prise d'otages de 1979 à l'ambassade des Etats-Unis à Téhéran (sept), "Anna Karénine" (six), "Django Unchained", de Quentin Tarantino (cinq), et "Zero Dark Thirty", qui relate la traque fatale d'Oussama ben Laden par les commandos "Seals" de la marine américaine (cinq). Dans la catégorie des films étrangers sont notamment retenues trois oeuvres françaises: "Amour", de Peter Haneke, "De Rouille et d'Os", de Jacques Audiard et "Intouchables", d'Eric Toledano et Olivier Nakache. Les trophées des Bafta, qui donnent généralement le la des plus prestigieux Oscars qui seront décernés le 23 février par Hollywood, seront annoncés le 10 février lors d'une cérémonie à Londres.

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Un plan pour rénover la politique pénitentiaire en France!

La ministre de la Justice Christiane Taubira a annoncé mardi à Marseille une réforme de la politique pénitentiaire afin de faire cesser les dysfonctionnements dans les prisons françaises régulièrement dénoncés, notamment par le Conseil de l'Europe. Depuis vingt ans, les appels se multiplient pour critiquer l'état des prisons françaises surpeuplées, qualifié de "répugnant" en 2006 par l'institution strasbourgeoise. "La prison de la République doit rester digne dans le respect des personnes qui y sont détenues et dans celui de celles qui y travaillent, a dit Christiane Taubira à la prison des Baumettes de Marseille, l'une des plus vétustes. Pour améliorer la situation, elle veut une "mission pénitentiaire" qui s'inscrive davantage dans le cadre des règles européennes. La ministre de la Justice a demandé au directeur de l'administration pénitentiaire un état des lieux dans ce domaine sous la forme d'un rapport avant la fin du mois de janvier. Elle préconise également la création d'un conseil de l'exécution de la peine composé de parlementaires, de spécialistes ou encore de représentants des personnels qui se réunirait une ou deux fois par an. Cet organe réfléchira "aux conditions pénitentiaires et de manière plus générale à l'exécution des peines", a-t-elle dit. "Avec des peines mieux adaptées et plus efficaces, nous allons générer de la sécurité plutôt que de l'aggravation de la récidive tel que c'est le cas aujourd'hui avec la surpopulation carcérale", a ajouté la ministre en évoquant une grande conférence qui se tiendra les 14 et 15 février. Parmi ses premières missions, ce conseil devrait être rapidement saisi d'une "demande de réflexion sur l'individualisation de la prise en charge des détenus". RÉNOVATION DE PRISONS Il s'agit notamment d'étudier la possibilité de régimes différenciés de détention, la contractualisation de la peine avec le détenu, la gestion modulée dans le temps des détenus condamnés à de longues peines ou encore un niveau de sécurisation adapté au profil des personnes incarcérées. La ministre de la Justice a choisi le site des Baumettes, à Marseille, épinglé dans un rapport très critique du contrôleur général des lieux de privation de liberté et dont la fermeture a été réclamée par l'Observatoire international des prisons (OIP), pour préciser les contours de la politique immobilière qu'elle entend mettre en place pour résorber les situations d'indignité. Ce centre pénitentiaire doit ainsi bénéficier d'un traitement d'urgence, au mois de juin. Les prisons de la Santé, de Fleury-Mérogis, d'Aix et une autre partie des Baumettes doivent pour leur part faire l'objet d'un programme de rénovation chiffré à 800 millions d'euros sur la législature. Plusieurs établissements vont être fermés en raison de leur état de vétusté. Cela concerne plus d'un millier de places réparties sur les sites de Valence, Riom, Clermont-Ferrand, Beauvais, Compiègne, Vieux Liancourt, Orléans et Chartres. En contrepartie, de nouveaux établissements doivent être construits en 2014 et 2015, mais la ministre n'a précisé ni le nombre, ni l'emplacement de ces futures constructions. "J'assume totalement ce que nous avons en héritage mais j'entends avec une oreille étonnée les surprises de ceux qui ne comprennent pas qu'en deux mois on n'ait pas fait ce qui n'a pas été fait en quarante ans", a dit Christian Taubira. La seule création annoncée est celle d'un établissement pénitentiaire à Lutterbach (Haut-Rhin), qui prévoit 400 places de maison d'arrêt et entre 50 et 100 places de centre de détention. Ce projet de construction sera parallèle à la fermeture des maisons d'arrêt de Colmar et de Mulhouse. Avant la fin du mois de janvier, Christiane Taubira veut enfin la mise en place d'un groupe de travail sur la sécurité en détention autour des agressions des personnels, du régime des fouilles et de la gestion des projections illicites.

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mardi 24 juillet 2012

Ghana: mort soudaine du président Atta Mills, le vice-président lui succède

Le président John Atta Mills, qui dirigeait le Ghana depuis 2009, est mort brusquement mardi à 68 ans et son vice-président lui a immédiatement succèdé pour un intérim jusqu'à la présidentielle prévue en décembre dans ce pays présenté comme un rare exemple de démocratie en Afrique de l'Ouest.

La présidence avait annoncé dans l'après-midi "la mort brusque et prématurée du président de la République du Ghana", sans donner de précisions sur les raisons du décès du chef de l'Etat survenu dans un hôpital d'Accra, la capitale.

Le président Atta Mills s'était rendu aux Etats-Unis le mois dernier pour des examens médicaux dits de routine mais des rumeurs le disaient atteint d'un cancer de la gorge.

Il dirigeait depuis janvier 2009 cette ancienne colonie britannique devenue récemment un important producteur de pétrole et devait se présenter pour un second mandat à la fin de l'année.

Pays de 25 millions d'habitants, le Ghana avait été choisi par Barack Obama pour y effectuer en 2009 sa première visite de président des Etats-Unis en Afrique sub-saharienne.

Conformément à la constitution, le vice-président John Dramani Mahama a prêté serment devant une session extraordinaire du Parlement quelques heures après la mort du chef de l'Etat.

"Je veux assurer les Ghanéens que tout est en ordre. Nous allons maintenir la paix, l'unité et la stabilité qui font la réputation du Ghana", a-t-il dit tout de suite après son investiture.

A Washington, M. Obama a également salué la mémoire de son homologue disparu.

Atta Mills "a travaillé inlassablement pour améliorer la vie des Ghanéens. Il a aidé à promouvoir la croissance économique au Ghana (...) et en a renforcé la solide tradition démocratique", a-t-il dit.

D'autres condoléances ont afflué de pays d'Afrique de l'Ouest.

Atta Mills avait été élu fin 2008 avec moins de 1% des suffrages contre Nana Akufo-Addo, candidat du parti du président sortant John Kufuor. Ce dernier avait tiré sa révérence après deux mandats de quatre ans, la limite constitutionnelle qu'il n'avait pas cherché à repousser.

Atta Mills avait été désigné par son parti, le Congrès national démocratique (NCD), en juillet de l'an dernier pour briguer un second mandat de quatre ans à l'élection présidentielle prévue en décembre prochain.

Lors de primaires, les premières au Ghana où un président en exercice se présentait, il avait écrasé avec près de 97% des voix des délégués son unique rivale, Nana Konadu Agyemang Rawlings.

Mme Rawlings est la femme de l'ex-président Jerry Rawlings, qui fut pourtant son mentor et l'homme fort du Ghana à la faveur de deux coups d'Etat successifs en 1979 et en 1981 avant d'être président élu de 1993 à 2001.

Juriste de formation, Atta Mills avait acquis une dimension nationale en 1997 avec sa nomination par Rawlings à la vice-présidence. Il avait abandonné ses fonctions à l'élection du président Kufuor en 2000.

Après des études en Grande-Bretagne, Atta Mills avait enseigné le droit à l'université pendant 25 ans dans son pays.

Le pays produit du pétrole offshore depuis le gisement de Jubilee, une des découvertes les plus importantes des dernières années dans le golfe de Guinée. L'exploitant du champ, Tullow, estime que son potentiel peut atteindre le milliard de barils.

L'exploitation du pétrole a fait craindre que le Ghana soit atteint avec sa nouvelle richesse par....la suite

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jeudi 15 mars 2012

Simone Gbagbo

Mme Simone Ehivet Gbagbo aurait été violée à plusieurs reprises après avoir subi des atouchements sexuels de la part des rebelles de ouattara... Comment l'onu et la france ont-ils pu se rendre aussi complice de crimes si crapuleux!!! Honte à la france de sarko pays dit des droits de l'homme et honte aux dirigeants de ce monde qui ont assisté et n'ont pas réagit face aux crimes des rebelles de ouattara aux yeux et au su des soldats onusiens et français présents sur les lieux

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mercredi 7 mars 2012

Immigration: Sarkozy jugé incohérent et humiliant à gauche

Nicolas Sarkozy a "humilié" des "millions de personnes" en marquant sa volonté de diviser par deux le nombre d'immigrés accueillis en France et d'imposer des conditions à l'attribution de prestations sociales aux étrangers, a estimé mercredi Daniel Cohn-Bendit, qui juge ce discours "dangereux".

Le candidat socialiste à l'élection présidentielle, François Hollande, a pour sa part estimé sur Europe 1 que le président sortant faisait montre d'"incohérence" lui qui, "hier souhaitait l'immigration économique" et "aujourd'hui veut la réduire".

Lors de l'émission "Des paroles et des actes", mardi soir sur France 2, Nicolas Sarkozy a marqué sa volonté de diviser par deux le nombre d'immigrés accueillis en France, "c'est-à-dire de passer de 180.000 (par an) aux alentours de 100.000".

Il propose de subordonner l'attribution du Revenu de solidarité active (RSA) et du minimum vieillesse à des étrangers à des conditions de présence sur le territoire et d'activité.

"J'ai mal dormi. Ce matin, je suis encore mal, parce qu'il m'a dit quelque chose en pleine figure : il m'a dit 'tu es un homme en trop', parce qu'il a dit qu'il y a trop d'étrangers sur le sol français", a commenté Daniel Cohn-Bendit sur Canal+.

"Quand en période de crise un homme dit une phrase comme ça, eh ben je souhaite que le plus rapidement possible il ne soit plus président de la République", a poursuivi l'eurodéputé de nationalité allemande.

"C'est dangereux. Dans une période de crise, les êtres humains sont anxieux, ils ont peur. Et ceux qui vont mal, ils cherchent des boucs-émissaires. Un président de la République responsable, un homme politique responsable, n'a pas le droit de dire 'il y a des personnes en trop'", a souligné l'élu d'Europe Ecologie-Les Verts (EELV).

"CONTRE-VÉRITÉS"

"Ce qu'il a fait hier soir, c'était humiliant pour des millions de personnes", a ajouté Daniel Cohn-Bendit. "Il me fait froid dans le dos s'il gagne".

La première secrétaire du Parti socialiste, Martine Aubry, a parlé sur France 2 des "vieilles rengaines habituelles de la droite" : "les étrangers, les assistés qui ne travaillent pas".

Le souhait de Nicolas Sarkozy de diviser par deux le nombre d'immigrés accueillis en France est "une promesse qui sera sans lendemain", a-t-elle jugé, invoquant les conventions internationales auxquelles la France est liée.

Le président-candidat a dit également vouloir étendre aux candidats au mariage avec une Française ou un Français les conditions de revenus et de logement pour l'attribution d'un titre de séjour - conditions déjà(...)La suite.

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