dimanche 15 janvier 2012

Taïwan: un second mandat plus délicat pour le président Ma Ying-jeou, face à la Chine

La réélection à Taïwan d'un président artisan du rapprochement avec la Chine est un soulagement pour Pékin et Washington, mais Ma Ying-jeou pourrait connaître un second mandat plus difficile, entre les attentes de son voisin et les craintes des Taïwanais, selon les analystes.

Au lendemain des élections présidentielles, l'agence officielle chinoise Chine nouvelle estimait que la victoire de Ma pourrait offrir de "nouvelles opportunités pour le développement pacifique des relations à travers le détroit" de Formose.

Les Etats-Unis ont félicité le vainqueur et lui ont apporté leur appui à la poursuite du rapprochement entre Taipei et Pékin.

"La paix, la stabilité et l'amélioration des relations entre les deux rives du détroit (de Formose), dans un environnement débarrassé de toute intimidation, revêtent une grande importance pour les Etats-Unis", a déclaré la Maison Blanche dans un communiqué.

Pour Chu Shulong, expert en relations internationales à l'université Tsinghua de Pékin, le résultat des élection "est le meilleur scénario pour les relations entre les deux rives du détroit".

"La victoire de Ma va permettre que la stabilité et le développement des liens entre les deux parties se poursuivent, dans le sillage des quatre années passées", estime-t-il.

Lors de son premier mandat, Ma Ying-jeou a oeuvré au réchauffement des relations entre Taïwan et son puissant voisin, séparés depuis la fin de la guerre civile chinoise en 1949. Une amélioration consacrée par la signature en 2010 d'un grand accord-cadre de coopération économique entre les deux territoires.

Mais en-dehors du volet économique, Ma, un juriste de 61 ans formé aux Etats-Unis, s'est toujours comporté avec circonspection face à Pékin, assurant régulièrement à ses concitoyens que sa priorité restait le maintien de la souveraineté de Taïwan.

Sa prudence a payé lors des élections de samedi, notent les analystes.

"Il n'y a aucun besoin d'aller plus vite que ce qu'a fait Ma jusqu'à présent. L'approche progressive accompagnée d'une affirmation de l'autonomie de Taïwan est populaire", souligne Clayton Dube, un expert sur Taïwan à l'université de Californie du sud.

Reste à savoir si Pékin est satisfait du rythme actuel des mesures ou s'il préfèrerait une accélération, avec un élargissement aux sujets politiques, tels que la signature d'un traité de paix.

Taïwan (république de Chine) et la Chine (république populaire de Chine) sont séparées depuis 1949. Taïwan est indépendante de fait depuis, mais Pékin la considère comme une province rebelle, n'excluant pas la force pour la faire revenir dans son giron.

Pour Joseph Wu, analyste politique à l'université nationale Chengchi, les prochains mois risquent d'être délicats car Pékin se prépare à une transition du pouvoir --le président et le Premier ministre vont céder leur siège prochainement--.

"Il y aura une accélération des pressions avant que le président chinois Hu Jintao cède sa place en octobre car Hu veut laisser en mémoire ses actions en matière de relations entre les deux rives du détroit", ajoute l'analyste, ancien haut responsable politique chargé des liens avec la Chine lorsque le Parti progressif démocratique --anti-Pékin-- était au pouvoir.

Ma "sera probablement trop faible pour résister à la pression chinoise et défendre la souveraineté de Taïwan", estime-t-il.

Mais les responsables chinois sont de plus en plus conscients de la manière dont les démocraties, comme Taïwan, fonctionnent.

"Le gouvernement chinois est sans aucun doute satisfait de la réélection (de Ma) et comprend la dynamique en oeuvre à Taipei", déclare John Ciorciari, expert à l'université du Michigan.

"La Chine va presser Ma de s'engager plus encore mais sans trop forcer pour ne pas courir le risque de le coincer aux yeux des Taïwanais, qui pourraient alors porter au pouvoir" l'opposition lors des prochaines présidentielles, précise-t-il.

Taipei et Pékin vont continuer de renforcer leurs liens commerciaux et d'investissement, en veillant d'éviter tout geste susceptible d'être interprêté comme un pas vers la réunification, indiquent les analystes.

"La Chine ne se fait pas d'illusions sur jusqu'où peut aller Ma", affirme George Tsai, de l'université de la culture chinoise à Taipei. "Tant qu'il peut tracer une tendance profonde pour des relations stables, cela suffit à tout le monde".

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Birmanie: Juppé rencontre Aung San Suu Kyi

Le ministre français des Affaires étrangères Alain Juppé, en visite historique en Birmanie, a rencontré dimanche matin à Rangoun l'opposante Aung San Suu Kyi, à qui il doit remettre les insignes de commandeur de la Légion d'Honneur.

Le président Nicolas Sarkozy avait annoncé vendredi par téléphone à la lauréate du prix Nobel de la paix qu'elle recevrait "en témoignage de son engagement exemplaire" cette distinction des mains du premier chef de la diplomatie française à visiter le pays, lors d'une cérémonie officielle dimanche dans la soirée. Il avait notamment souligné le "courage politique dont (elle) a fait preuve au service de la démocratie et de la liberté en Birmanie, tout particulièrement au cours de ses nombreuses années d'assignation à résidence", selon la présidence.

Réconciliation nationale

Après un entretien de moins d'une heure avec le ministre français dans la vielle bâtisse près du lac, où elle a passé la majeure partie des vingt dernières années assignée à résidence, la "Dame" de Rangoun a salué, en français, les réformes en cours dans son pays. "Nous espérons que ces nouveaux développements renforceront le processus de démocratisation et la réconciliation nationale", a-t-elle déclaré, insistant sur la nécessité "d'arriver à la fin des conflits ethniques". "J'ai du travailler très dur pour lire ce texte en français, c'est donc avec soulagement que je donne la parole à Alain Juppé", a-t-elle conclu en riant.

Suu Kyi avait été libérée de résidence surveillée en novembre 2010, une semaine après des élections auxquelles son parti, la Ligue nationale pour la démocratie (LND), n'avait pas participé. Le parti avec qui elle a mené tout son combat politique avait été dissous en mai 2010 pour (...)Lire la suite.

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Les naufrages les plus meurtriers depuis vingt ans

L'échouement du Costa Concordia qui a fait trois morts dans la nuit de vendredi à samedi est le dernier d'une longue série. Retour sur les principales catastrophes de ces deux dernières décennies.

• 15 décembre 1991: Naufrage en mer Rouge, au large de Safagua (Égypte), du ferry-boat Salem Express reliant Djeddah (Arabie Saoudite) à Suez (Égypte). Bilan: 476 morts.

• 16 février 1993: Le naufrage d'un bateau de transport haïtien, le Neptune, reliant Jérémie (sud d'Haïti) et Port-au-Prince fait 800 morts et près de 500 disparus.

• 10 octobre 1993: 282 morts dans le naufrage d'un ferry au large de la côte sud-ouest de la Corée du Sud.

• 27 septembre 1994: Le naufrage au large des côtes finlandaises du ferry Estonia, reliant Tallinn à Stockholm, fait 852 morts. On compte seulement 137 survivants. C'est la pire catastrophe maritime de bateaux civils dans les eaux européennes.

• 21 mai 1996: Près de 700 morts en Tanzanie dans le naufrage sur le lac Victoria du ferry Bukoba, qui effectuait la liaison entre le port de Bukoba sur la côte ouest du lac, et la ville de Mwanza, sur la côte méridionale.

• 6 février 1999: Naufrage du navire indonésien Harta Rimba au large des côtes de Bornéo, avec 312 personnes disparues.

• 18 octobre 1999: Plus de 200 personnes sont portées disparues après le naufrage d'un bateau indonésien au large de la province d'Irian Jaya.

• 25 novembre 1999: Un car-ferry transportant 312 passagers et membres d'équipage fait naufrage dans l'est de la Chine à la suite d'une forte tempête, provoquant la mort et la disparition de 292 personnes.

• 26 septembre 2000: 80 personnes meurent dans le naufrage du ferry grec Express Saména près de Paros, en mer Egée. Le bateau, qui effectuait la liaison du Pirée aux Cyclades, transportait 532 personnes, dont 55 étrangers.

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L'art russe de la photo truquée

La photographie était censée discréditer Alexeï Navalny, une figure de l'opposition à Vladimir Poutine : parue dans une édition régionale de l'hebdomadaire Arguments et faits, elle montre l'opposant au côté de Boris Berezovski, le célèbre hommes d'affaires honni par les autorités russes. Les deux hommes rient de bon coeur, comme des amis de trente ans saisis dans un moment de complicité. Le journal a été distribué le 7 janvier dans la ville d'Ekaterinbourg, en Oural, par des jeunes revêtus d'un tablier bleu à la gloire de Vladimir Poutine. La légende de l'image précisait : 'Alexeï Navalny n'a jamais caché que l'oligarque Boris Berezovski finance sa lutte contre Poutine.'
Voilà qui aurait sans doute embarrassé Alexeï Navalny, un avocat de 35 ans qui dénonce sans relâche les mensonges et l'impunité des oligarques russes sur le site anticorruption qu'il a créé en 2010, Rospil. A ceci près que cette photo est un grossier montage, qu'Alexeï Navalny s'est fait un plaisir de démonter sur son blog : 'Ces pratiques finissent par élargir le cercle de ceux qui savent que Poutine et son équipe sont des escrocs et des arnaqueurs.'
Alexeï Navalny est la 'sensation politique des deux dernières années' en Russie, affirme son biographe, Konstantin Voronkov. Orthodoxe pratiquant, ce nationaliste s'est fait connaître en dénonçant, sur son site, les détournements financiers de la banque VTB, détenue à 85 % par l'Etat, ou de Trasneft, le détenteur du monopole des oléoducs. En décembre 2011, il était au premier rang des défilés contre la fraude électorale aux législatives. 'Je suis un hamster du Net et je vais ronger les gorges de ces salauds !' clamait-il. Cette audace lui a valu de passer quinze jours en prison. A sa sortie, il s'est empressé de rejoindre à nouveau les manifestants. 'Je suis un petit moustique dont les piqûres font mal', aime-t-il dire.

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La crise impose de nouvelles réformes, dit Nicolas Sarkozy

Deux jours après la perte par la France de sa notation AAA, Nicolas Sarkozy a déclaré que la crise imposait de mettre en oeuvre de nouvelles réformes, justifiant par avance les mesures qui doivent être annoncées après le prochain sommet social.

En déplacement à Amboise, dans le centre de la France, où il était venu marquer le centenaire de Michel Debré, le père de la constitution de la Ve République, il a indiqué qu'il s'adresserait aux Français à la fin du mois pour les expliquer.

"Je leur dirai les décisions importantes qu'il nous faut prendre sans perdre de temps", a-t-il dit, avant d'assurer que la France avait les moyens de surmonter la crise pour peu que la volonté et le courage de réformer existent.

"Cette crise permettra de prendre des décisions rapidement parce que la situation l'impose, décisions que nous n'aurions pas pu prendre si nous n'étions pas face à ces responsabilités telles que nous les connaissons aujourd'hui", a-t-il ajouté.

Nicolas Sarkozy a évoqué implicitement la dégradation d'un cran de la note de la France vendredi soir par l'agence Standard & Poor's en estimant que la situation serait bien pire si la réforme des retraites n'avait pas été votée en 2010.

"On mesure aujourd'hui ce qu'il en serait advenu si nous n'avions pas mis en oeuvre cette réforme indispensable", a-t-il déclaré, alors que l'opposition unanime reproche à sa politique d'être directement responsable de la perte du AAA de la France.

Le gouvernement a déjà fait savoir qu'il entendait que le sommet de mercredi avec le patronat et les syndicats débouche sur une réforme du financement de la protection sociale pour rendre l'industrie française plus compétitive.

Elle devrait passer par une baisse des charges pesant sur les salaires qui sera compensée par une hausse de la TVA, cette dernière suscitant des réserves jusqu'au sein de la majorité.

"VÉRITE ET COURAGE"

Dans son discours, prononcé dans une salle composée en majorité de sympathisants UMP, Nicolas Sarkozy a évoqué la carrière de grand serviteur de l'Etat de Michel Debré, Premier ministre du général de Gaulle de 1959 à 1962, et ses choix inspirés de "la vérité et du courage" dans les moments difficiles comme lors de la crise du franc en 1958.

"J'ai souvent réfléchi depuis que nous sommes dans la bourrasque de la crise. Je ne trouve pas d'autre guide à l'action, dans ces temps troublés, que ces deux mots : vérité et courage", a-t-il dit.

Il a invoqué Michel Debré pour s'en prendre aussi au Parti socialiste et à son candidat présidentiel, François Hollande, sur deux sujets qui ont créé la polémique, le nucléaire, que l'opposition veut réduire comme source d'énergie, et la politique de la famille.

Sur le premier, il a célébré celui qui lança aux côtés du général de Gaulle "un programme nucléaire dont on voit à quel point il a permis de renforcer notre industrie et à quel point il serait profondément irresponsable de démanteler ce que des générations d'hommes d'Etat ont voulu pour la France."

Pour la seconde, il a estimé que "Michel Debré, qui s'est tant battu contre la dénatalité, serait heureux de voir aujourd'hui la France avec le taux de fécondité des femmes parmi les plus élevés d'Europe."

"Il serait irresponsable de détruire notre politique familiale qui a permis de redresser notre natalité", a-t-il ajouté, alors que l'Elysée et le gouvernement ont condamné en termes virulents un projet socialiste de réforme du quotient familial.

A son arrivée à Amboise, Nicolas Sarkozy est allé s'incliner sur la tombe de Michel Debré en présence de ses fils Bernard, député UMP, et Jean-Louis, président du Conseil constitutionnel. Ce dernier, qui a toujours eu des relations difficiles avec le chef de l'Etat, n'a pas assisté à son discours, en invoquant un "devoir de réserve" lié à sa fonction.

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Trois rescapés sortis du Costa Concordia, toujours des disparus

Trois rescapés ont été arrachés dimanche de l'épave du paquebot italien Costa Concordia, qui a fait naufrage vendredi soir au large de la Toscane, mais plusieurs personnes - entre 17 et 34, selon les estimations - sont toujours portées disparues.

L'échouement du Costa Concordia, qui s'est couché sur le flanc à quelques centaines de mètres de la petite île de Giglio, a fait au moins trois morts - deux touristes français et un membre d'équipage péruvien - et 70 blessés, dont deux graves.

Le navire, avec plus de 4.000 personnes à son bord, avait appareillé de Civitavecchia, près de Rome, pour une croisière d'une semaine en direction de Barcelone et de l'île de Majorque, aux Baléares.

Les secours ont retrouvé tôt dimanche deux rescapés, un couple de Sud-Coréens en voyage de noces qui étaient coincés dans une cabine.

En milieu de journée, c'est un commissaire de bord, Manrico Gianpetroni, qui était retrouvé une jambe cassée et évacué par hélicoptère. "Je n'ai jamais perdu l'espoir d'être secouru. Mais ça a été trente-six heures de cauchemar", a-t-il dit aux journalistes.

Selon le président de la région Toscane, on est encore sans nouvelles de 17 passagers. Une autre estimation fait état de 34 disparus. Les secouristes et des équipes de plongeurs continuent de fouiller les 2.000 cabines du paquebot à la recherche d'éventuelles victimes.

Le commandant du navire, Francesco Schettino, a été arrêté samedi soir pour homicide involontaire, pour avoir provoqué un naufrage et avoir abandonné le navire, a fait savoir la police, selon laquelle il a quitté le paquebot vers minuit, avant l'évacuation de tous les passagers.

UN RÉCIF ABSENT DES CARTES MARINES ?

L'opérateur du navire, Costa Crociere, filiale de Carnival Corp & Plc, la plus importante entreprise de croisière au monde, a déclaré que le Costa Concordia suivait sa route habituelle lorsqu'il a heurté un rocher submergé.

Dans une interview à la télévision, Francesco Schettino a affirmé que ce récif ne figurait pas sur les cartes marines.

Une large déchirure est visible sur la coque du navire. Aucune pollution n'a été constatée mais les autorités craignent que le fioul ne s'échappe à terme de l'épave.

Le président de Costa Crociere, Gianni Ororato, a indiqué que le commandant de bord avait "effectué une manoeuvre destinée à protéger les passagers et les membres d'équipage" mais "une soudaine inclinaison du navire a compliqué les choses".

Le commandant n'a pas tout de suite ordonné l'abandon du navire mais a manoeuvré pour le rapprocher le plus possible de la côte, la proue vers le port de Giglio, a dit un garde-côte.

De nombreux rescapés se sont plaints de la lenteur et de la désorganisation des opérations d'évacuation.

On ignore toujours pourquoi le paquebot de 114.500 tonnes et 290 mètres de long, sorti en 2005 des chantiers navals italiens Fincantieri Sestri, s'est échoué dans des eaux calmes si près du rivage.

"Nous serons en mesure de le dire à l'issue de l'enquête. Il serait prématuré de spéculer là-dessus", a déclaré Filippo Marini, porte-parole des gardes-côtes.

PANIQUE À BORD

Le paquebot avait déjà eu un accident et subi des dégâts, le 22 novembre 2008, heurtant une jetée du port de Palerme où il allait s'amarrer.

L'accident de vendredi soir, au moment du dîner, a donné lieu à des scènes de panique. Certains passagers se sont jetés à l'eau et ont nagé dans l'obscurité jusqu'à l'île de Giglio, où les habitants les ont recueillis.

"J'étais sûre que j'allais mourir. Nous avons passé deux heures dans les canots de sauvetage à crier et à nous agripper les uns aux autres. Les gens essayaient de s'arracher les gilets de sauvetage. Nous n'avons pu en avoir que pour les enfants", a raconté Antonietta Sintolli, une passagère en larmes, âgée de 65 ans.

Une enquête a été ouverte pour homicide involontaire et les agences de presse italiennes indiquent que selon Luciano Nicastro, porte-parole de la garde-côte, le bateau s'est approché dangereusement du rivage, "ce qui a probablement causé l'accident (...)".

Les 3.206 passagers - des Italiens mais aussi de nombreux étrangers parmi lesquels des Britanniques, des Français, des Allemands, des Espagnols et des Américains -, et les 1.023 membres d'équipage ont été évacués vers l'île de Giglio ou vers Porto Santo Stefano, sur la côte toscane, où ils ont été hébergés pendant la nuit de vendredi à samedi dans des écoles, des maisons et des églises.

"Nous étions à table pour le dîner quand on a entendu un grand bruit (...) C'était la panique, les tables retournées, les verres qui volaient partout. Nous nous sommes précipités sur le pont et nous avons mis nos gilets de sauvetage", a raconté Maria Parmegiano Alfonsi, une passagère, sur la chaîne de télévision Sky Italia.

"La lumière s'est éteinte, tout le monde hurlait. On nous a dit de rester calmes, que ce n'était rien, juste un problème électrique", a dit un autre passager.

"Les opérations d'évacuation ont été horribles. C'était très, très mal organisé", a dit une passagère américaine, Alex Beach. "On ne savait pas où aller. Lorsqu'on est arrivé aux chaloupes de sauvetage, elles étaient déjà surchargées. Finalement, à la cinquième tentative, mon mari et moi avons pu grimper à bord de l'une d'elles."

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