samedi 10 décembre 2011

RDC : Kabila déclaré élu, l'opposant Tshisekedi se proclame président

Le président sortant de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila, a été désigné, vendredi 9 décembre, vainqueur de la présidentielle du 28 novembre par la Commission électorale nationale indépendante (CÉNI). Son rival Etienne Tshisekedi s'est immédiatement proclamé 'président élu', et de premiers incidents violents ont été signalés à Kinshasa.
Joseph Kabila, élu une première fois en 2006, l'a emporté avec 48,95 % des voix. Il devance de quelque 3 millions de bulletins l'opposant Etienne Tshisekedi, qui a totalisé 32,33 % des suffrages, selon les chiffres provisoires communiqués par la CÉNI avec trois jours de retard, et qui sont pour l'heure invérifiables. Ces résultats doivent encore être validés par la Cour Suprême de Justice (CSJ) qui désignera le 17 décembre le vainqueur définitif.
Etienne Tshisekedi, qui a rejeté ces résultats 'en bloc', vendredi, a appellé au 'calme' et à la 'vigilance', à l'antenne de la chaîne France 24, 'jusqu'au moment où je donnerai un mot d'ordre selon les événements à venir', a-t-il ajouté sans donner plus de précisions. M. Tshisekedi a également refusé de recourir à la CSJ : 'Cette cour, c'est une institution privée de M. Kabila. On ne peut pas leur faire l'honneur de recourir [aux juges de la cour]. Ce serait leur reconnaître une certaine légitimité. Je ne le ferai jamais', a déclaré M. Tshisekedi.(...)Lire la suite.

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dimanche 4 décembre 2011

Les islamistes appellent au respect du choix des urnes en Egypte

Les Frères musulmans ont appelé samedi les partis rivaux à accepter le verdict des urnes après la première phase des législatives égyptiennes, où la confrérie islamique semble bien placée pour l'emporter.
Pour l'heure, seule une poignée de résultats a été dévoilée par la commission électorale et il est trop tôt pour dire si le parti Liberté et Justice, formé par les Frères, recueillera, comme il l'affirme sur son site, approximativement de 43% des sièges alloués à la proportionnelle.
Les rivaux islamistes des Frères, les salafistes, arriveraient en deuxième position, derrière les libéraux, illustrant la percée des islamistes dans les pays secoués par le "printemps arabe".
La confrérie islamique est le groupe politique le mieux organisé en Egypte. Il est très populaire au sein des milieux défavorisés, notamment parce qu'il a multiplié les oeuvres de bienfaisance. Officiellement interdit mais toléré dans les faits sous l'ère Moubarak, la confrérie islamique veut désormais jouer les premiers plans dans la nouvelle Egypte.
Mais les rivaux ont accusé Liberté et Justice d'avoir fait des dons de médicaments et de nourriture pour influencer les électeurs et d'avoir enfreint les règles électorales en exerçant des pressions à l'extérieur des bureaux de vote.
Les Frères musulmans ont rejeté ces accusations et ont demandé au contraire de respecter le résultat venu des urnes.
"Nous appelons tout le monde, et tous ceux qui s'associent aux règles de la démocratie, à respecter la volonté du peuple et accepter leur choix", a déclaré la confrérie dans un communiqué après la première phase du marathon électoral, où la participation s'est élevée à 62% des inscrits, du jamais vu dans le pays.
"Ceux qui n'ont pas connu le succès (...) devraient plutôt travailler durement pour recevoir le soutien des gens la prochaine fois", ajoutent la confrérie, dont la création remonte à 1928.
PAS DE TRACTATIONS
La communauté internationale suit avec beaucoup d'intérêt les élections qui devraient déterminer la voie que va suivre l'Egypte, le pays arabe le plus peuplé, jusqu'ici un allié sûr des Etats-Unis, qui a signé la paix par traité avec Israël et qui combat l'islamisme armé.
Les adversaires des Frères musulmans agitent eux le chiffon rouge, estimant qu'ils veulent imposer la "charia" dans un pays qui abrite en outre une importante minorité chrétienne, les Coptes.
La confrérie islamiste se défend de vouloir imposer de strictes règles islamiques. Elle assure que son principal objectif est de lutter contre la corruption et de relancer l'économie, non pas d'interdire l'alcool ou d'imposer le voile aux femmes.
La répartition des sièges à la chambre basse du Parlement ne sera connue qu'à l'issue du marathon électoral le 10 janvier.
La première phase, lundi et mardi, concernait 17 des 50 millions d'électeurs inscrits dans neuf gouvernorats, dont Le Caire, les villes d'Alexandrie, Port-Saïd et Damiette dans le nord du pays, ainsi qu'Assiout et Louxor dans le Sud.
Au total, 498 sièges sont en lice, dont les deux tiers sont alloués à la proportionnelle sur la base de listes présentées par les partis, le dernier tiers revenant à des candidatures individuelles.
Les partis libéraux, qui manquent d'une assise populaire dont bénéficient les islamistes, tentent d'éviter une victoire écrasante des partis religieux avant des votes au second tour prévus lundi et des deux prochaines phases des législatives, qui durent six semaines.
Ainsi, le Bloc égyptien, une alliance de partis libéraux, a publié de nombreuses publicités dans les journaux samedi pour convaincre les électeurs. "Ne réduisez pas votre soutien au courant modéré et civil, afin de former un Parlement comportant des tendances qui représentent le peuple égyptien, et n'abandonnez pas vos droits", indique le message.
Avec le score des Frères musulmans et des salafistes ultra-conservateurs, les journaux s'interrogent sur la possibilité d'une alliance entre les deux forces.
Nader Bakkar, porte-parole du parti des salafistes Al Nour, a dit au Al Dustour que les tractations pour former une coalition avec les Frères musulmans étaient pour l'heure prématurées et qu'il fallait connaître les résultats définitifs.
Un porte-parole du Gama'a al Islamiya, un groupe salafiste qui n'appartient pas à Al Nour, a toutefois dit au journal al Dustour que l'on ne se dirigeait pas vers une coalition islamiste au Parlement.
"Toutes les indications montrent que les Frères musulmans ne veulent pas former une alliance avec les forces islamiques, mais plutôt s'allier avec les libéraux et les laïques", a dit Asem Abdel Maged.

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Le 25e Téléthon récolte 86 millions de promesses de dons

Le compteur du Téléthon 2011 affichait dans la nuit de samedi à dimanche un peu plus de 86 millions d'euros de promesses de dons, un chiffre un peu plus élevé que celui de l'an dernier.
Le parrain de cette 25e édition de l'opération de collecte de fonds pour la recherche médicale contre les maladies génétiques était l'humoriste Gad Elmaleh.
A la fin de l'émission de 30 heures diffusée sur France Télévisions, dimanche vers 02h15, le compteur affichait exactement 86.119.425 euros.
Pour faire un don, le public peut appeler le 36 37, se connecter sur internet sur le site www.don.telethon.fr ou encore adresser un chèque à l'Association française contre les myopathies (AFM).
En 2010, le Téléthon avait permis de recueillir plus de 90 millions d'euros, un chiffre en baisse d'environ 5% par rapport à l'année précédente.

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Miss Alsace élue Miss France 2012

Delphine Wespiser, miss Alsace, a été élue samedi soir miss France 2012 lors d'une cérémonie en direct de Brest (Finistère) retransmise sur TF1.
Elue parmi 33 prétendantes, la jeune femme succède pour un an à Laury Thilleman.
Sa première dauphine est miss Pays de Loire.
L'acteur Francis Huster et le chanteur Pascal Obispo faisaient partie du jury présidé par le comédien Alain Delon.
L'élection de la plus jolie fille de France fait l'objet depuis l'an dernier d'une bataille entre Endemol, société de production propriétaire de la marque Miss France, et Geneviève de Fontenay, garante autoproclamée de la dignité d'un concours qui a selon elle perdu son âme.
Cette dernière a mis en place son propre concours de beauté baptisé Miss Prestige National.

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Claude Guéant évoque un contrôle de DSK au bois de Boulogne

Claude Guéant, qui rejette la "théorie du complot" dans l'affaire du Sofitel de New York, évoque dimanche un contrôle policier en 2006 de Dominique Strauss-Kahn au bois de Boulogne, l'un des lieux de la prostitution parisienne.
Interrogé par le Journal du dimanche sur ce qui n'était jusque-là qu'une rumeur, le ministre de l'Intérieur répond : "Oui, j'ai entendu parler de cette histoire au cours de laquelle monsieur Strauss-Kahn avait été contrôlé au bois de Boulogne par les fonctionnaires en charge de la surveillance de cet endroit lors d'un contrôle de routine".
Claude Guéant souligne toutefois qu'il n'y a eu "aucune procédure à ce sujet". "Il n'était pas tombé dans un guet-apens de la police! Il n'était pas suivi. Ce n'est quand même pas la faute de la police s'il était là-bas ce soir-là!", dit-il.
Le ministre écarte une nouvelle fois la thèse du complot relancée par un journaliste américain, puis dans un livre publié par son biographe, Michel Taubmann.
"Quand je lis que, sous prétexte que M. Strauss-Kahn a égaré son téléphone, on brode toute une théorie du complot, je suis interloqué," dit-il.
"Je trouve grave qu'on essaie de détourner le regard sur ce qui me paraît l'essentiel dans cette histoire: y a-t-il eu des fautes pénales et civiles commises ?".
La justice américaine a d'ores et déjà abandonné toute poursuite pénale mais elle doit encore se prononcer dans le volet civil, souligne Claude Guéant.
Il affirme qu'imaginer que l'exécutif français ait pu appeler la justice américaine après l'arrestation de l'ancien directeur général du FMI "relève du fantasme pur et simple."
Dominique Strauss-Kahn avait pris jeudi dernier ses distances avec les thèses sur les affaires le concernant figurant dans le livre publié par son biographe.
Dans "Affaires DSK, la contre-enquête", Michel Taubmann relance la thèse d'une machination politique dont aurait été victime l'ancien favori de l'élection présidentielle de 2012 en France. Il évoque notamment une "intervention française" qui aurait empêché initialement sa mise en liberté sous caution.

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Russie unie largement favorite mais en perte de vitesse

Russie Unie, le parti de Vladimir Poutine, pourrait voir sa confortable majorité parlementaire se réduire à l'issue des législatives de ce dimanche.
La fréquentation des bureaux de vote de l'Extrême-Orient, qui ont ouvert les premiers, donnera un aperçu de la lassitude de l'électorat à l'égard du Premier ministre, aux affaires depuis 12 ans et qui briguera le 4 mars un nouveau mandat présidentiel.
Russie Unie est donné largement favorite de ce scrutin mais devrait perdre sa majorité des deux tiers, les électeurs ayant montré des signes d'apathie depuis que Vladimir Poutine, qui reste de loin la personnalité politique la plus appréciée, a annoncé sa candidature.
L'issue du scrutin présidentiel ne fait guère de doute et le futur chef de l'Etat a fait savoir en septembre qu'il céderait la tête du gouvernement au président sortant Dmitri Medvedev.
En ce qui concerne la campagne pour les législatives, l'opposition a dénoncé le traitement de faveur réservé à Russie unie à la télévision et a mis en garde contre de possibles irrégularités. Certains de ses représentants nomment Russie unie le parti "des escrocs et des voleurs".
Le journal Kommersant tient un décompte précis du temps accordé à chaque formation politique à la télévision et la formation au pouvoir arrive largement en tête avec plus d'une heure devant le parti Iakoblo qui a bénéficié de dix minutes.
INQUIÉTUDE AMÉRICAINE
La responsable de l'ONG russe Golos, qui traque la fraude électorale, a été retenue pendant douze heures samedi à l'aéroport Cheremetievo de Moscou.
La veille, un tribunal moscovite avait condamné le mouvement à une amende de 30.000 roubles (970 dollars) pour avoir violé la loi sur l'interdiction de publier des sondages pendant les cinq jours précédant les élections à la Douma d'Etat, la chambre basse du Parlement. Golos assure ne pas l'avoir enfreint.
Les Etats-Unis ont exprimé leur inquiétude face à ce qui leur semble être des manoeuvres de "harcèlement" visant à empêcher Golos de surveiller le déroulement du scrutin.
Pendant la campagne, Vladimir Poutine a accusé des puissances étrangères de chercher à s'ingérer dans les préparatifs des scrutins législatif et présidentiel en finançant des ONG comme Golos.
Si le Premier ministre reste inégalable en termes de popularité, sa cote a toutefois baissé. Fait rare, il a été hué lors de son apparition à un rassemblement d'arts martiaux à Moscou, le mois dernier.
De nombreux électeurs, lassés par les promesses non tenues et le processus électoral douteux, ont décidé de bouder les urnes.
"Je n'irai pas voter. Je rayerai tous les partis sur la liste pour écrire : 'A bas le parti des escrocs et des voleurs!", a ainsi déclaré Nikolaï Markovtsev, député sans étiquette de Vladivostok.
Sept formations sont en lice, mais le principal bénéficiaire du recul attendu de Russie unie devrait être le Parti communiste de Guennadi Ziouganov, qui reste la principale force d'opposition, 20 ans après l'effondrement de l'empire soviétique.

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