mardi 4 octobre 2011

Le Nobel de physique récompense un trio d'astrophysiciens

Le prix Nobel de physique 2011 a été décerné mardi aux astrophysiciens Saul Perlmutter, Brian Schmidt et Adam Riess pour leur découverte du phénomène de l'accélération de l'expansion de l'univers grâce à leurs recherches sur les supernovae.
Saul Perlmutter et Adam Riess sont américains, Brian Schmidt a la double nationalité américaine et australienne.
La moitié du prix de dix millions de couronnes suédoises (1,095 million d'euros) revient à Perlmutter, l'autre à Riess et Schmidt.
"Ils ont étudié plusieurs dizaines d'étoiles en explosion, appelées supernovae, et découvert que l'expansion de l'univers accélère constamment. Cette découverte a été une surprise totale pour les lauréats eux-mêmes", a déclaré l'Académie royale des sciences.
Cette découverte remonte à 1998, dix ans après les premiers travaux lancés par Saul Perlmutter et son équipe, quatre ans après ceux entamés par Brian Schmidt et Adam Riess.
Les chercheurs s'en sont rendu compte en étudiant les supernovae très éloignées, dont ils ont observé la lumière pâlir.
"Cela semblait complètement fou comme résultat et je crois qu'on avait un peu peur", s'est souvenu Brian Schmidt lors d'une conférence de presse téléphonique.
Depuis les années 1920, on sait que l'univers s'étend, conséquence du Big Bang il y a 14 milliards d'années, mais on ignorait jusqu'aux travaux du trio que cette expansion allait en s'accélérant. Si cette accélération se poursuit, prédisent d'ailleurs les chercheurs, l'univers finira glacé.
Cette accélération serait due à l'énergie noire, une sorte de gravité inversée, qui repousse tout ce qui s'en approche. L'énergie noire, qui demeure une des grandes énigmes de la physique, constituerait les trois quarts de l'univers.
Saul Perlmutter est né en 1959 et travaille au laboratoire national de Berkeley, en Californie.
Brian Schmidt, né en 1967, dirige la High-z Supernova Team à l'université de Weston Creek, en Australie et Adam Riess, né en 1969, enseigne l'astrophysique à l'université de Baltimore.

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Les Bourses européennes accentuent leurs pertes à mi-séance

Les Bourses européennes accentuent leurs pertes mardi à mi-séance, prolongeant leur baisse des deux dernières séances, la peur d'un défaut de la Grèce et d'un retour en récession ne faisant que s'accroître au fil des jours.
A 13h, l'indice CAC 40 recule de 2,84% à 2.843,66 points et affiche une perte de plus de 6% depuis jeudi dernier.
"La tendance reste très négative sur les marchés. C'est toujours le dossier grec qui occupe les investisseurs", commente Andrea Tueni, analyste de marchés chez Saxo Banque.
"La réunion de l'Eurogroupe n'a vraiment pas rassuré. On se rend compte que l'on n'avance pas et un défaut de la Grèce semble plus que jamais d'actualité", explique-t-il.
La participation du secteur privé au second plan d'aide à la Grèce devra être revue pour tenir compte de la situation dégradée de l'économie et des marchés, a déclaré le président de l'Eurogroupe Jean-Claude Juncker à l'issue d'une réunion des ministre des Finances de la zone euro.
Parmi les autres grandes places européennes, Londres cède 2,7%, Francfort 3,3% et Milan 2,36. L'indice paneuropéen EuroStoxx 50 perd 2,65%.
Les banques figurent toujours parmi les plus forts reculs, tirées vers le bas par Dexia (-16%) qui s'effondre après avoir tenu un conseil d'administration d'urgence sur fond de spéculations de démantèlement du groupe.
Le sentiment négatif est renforcé par la chute de Morgan Stanley et Bank of America à Wall Street lundi, attaquées en raison de leur exposition à l'économie européenne, mettant en avant l'image dégradée de l'Europe outre-Atlantique.
"On paye l'absence de plan concret face à une alternative inévitable: le défaut de la Grèce", souligne un trader.
Les inquiétudes sur le sort de Dexia ont fait grimper le coût de l'assurance contre le risque de défaut (CDS) de la France et de la Belgique, alors que le CDS allemand atteignait un record avec le sentiment que Berlin paiera l'essentiel de la facture de la crise de l'euro.
Les difficultés des dirigeants européens à juguler la crise de la dette accentuent les craintes d'une retombée en récession, entraînant les valeurs cycliques toujours plus bas, avec une nouvelle série de révision en baisse des estimations de résultats et d'objectifs de cours dans le secteur.
L'indice européen de la construction et des matériaux abandonne 4,7% et l'indice automobile 5,6%.
Dans le contexte d'inquiétude et d'aversion au risque croissants, le rendement de l'emprunt d'Etat allemand (Bund) à 10 ans se détend, à 1,73%, contre 1,81% la veille.
L'euro poursuit son repli sous 1,32 dollar et se traite à 1,3174/78 dollar, contre 1,3181 la veille en clôture.
De même, le baril de brut léger américain perd encore 1,31 dollar à 76,30 dollars sur fond d'inquiétude sur la croissance mondiale.

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dimanche 2 octobre 2011

Présidentielle 2012 - sondage exclusif : pour un Français sur deux, Sarkozy n’est plus le candidat légitime de l’UMP

À une semaine du 1er tour des primaires socialistes, LH2 en partenariat avec Yahoo! a réalisé une nouvelle mesure des intentions de vote des Français dans la perspective de l’élection présidentielle. Cette enquête s’inscrit dans un contexte politique marqué par le basculement du Sénat à gauche, pour la première fois dans l’histoire de la Ve République, ainsi que par une forte médiatisation des « affaires » - notamment Karachi - qui fragilisent l’entourage du Président de la République et le mettent en cause indirectement.

Dans ce contexte, près d’un Français sur deux (49%) estime que Nicolas Sarkozy n’est plus le candidat légitime de l’UMP pour l’élection présidentielle, compte-tenu de l’actualité récente. Un tiers des sondés (33%) juge même qu’il ne l’est « plus du tout ». A l’inverse, 40% des personnes interrogées déclarent qu’il est toujours le candidat légitime de l’UMP. Plusieurs facteurs peuvent expliquer cette remise en cause de la légitimité du Chef de l’État : le climat affairiste, le signal politique fort symbolisé par la victoire de la gauche au Sénat, mais aussi sa popularité toujours en berne, sur fond de crise économique et de hausse du chômage. Il est toutefois à noter que les soutiens traditionnels du Président de la République ne remettent pas en cause sa légitimité : ainsi, il est toujours le candidat légitime pour 84% des sympathisants de l’UMP.



Le Chef de l’État apparaît, de fait, fragilisé dans les intentions de vote à l’élection présidentielle par le contexte actuel. A une semaine du 1er tour des primaires socialistes, cette enquête confirme la position de favori de François Hollande.
Dans l’hypothèse où l’ancien Premier Secrétaire du Parti socialiste serait investi par son parti, il recueillerait 31% des voix au premier tour de l’élection présidentielle, devançant ainsi de 10 points Nicolas Sarkozy, crédité de  21% des suffrages exprimés (-6 points par rapport au mois dernier). François Hollande se distingue également toujours de Martine Aubry qui recueillerait 25%. Elle arriverait toutefois en tête du premier tour, mais 4 points seulement devant le Chef de l’État. Quelle que soit l’hypothèse testée, Marine Le Pen, quant à elle, recueillerait entre 14,5% (face à Martine Aubry) et 15% (face à François Hollande) des voix.

Jean-Luc Mélenchon progresse : il est crédité 8% des voix face à François Hollande (+4 points) et de 10% face à Martine Aubry (+5 points) et montre ainsi qu’il constitue désormais une alternative crédible au candidat socialiste pour les sympathisants de la gauche. Eva Joly, candidate d’Europe Ecologie-Les Verts, enregistre aussi une légère hausse : elle  recueillerait 7% des suffrages exprimés face à François Hollande (+1 point), et 7,5% face à Martine Aubry (+3 points). Les scores des « centristes » progressent un peu, conséquence notamment de la perte de vitesse de Nicolas Sarkozy. François Bayrou est crédité de 8% des voix face à François Hollande (+2 points) et de 9% face à Martine Aubry (+3 points). Jean-Louis Borloo enregistre des scores assez proches : 7% face à François Hollande (+1 point), 9% également face à Martine Aubry (+0,5 point).




D’après ces résultats de premier tour, la configuration de second tour la plus probable reste aujourd’hui celle qui opposerait le candidat du PS à Nicolas Sarkozy. Et quelle que soit l’hypothèse testée, c’est le candidat socialiste qui l’emporterait. François Hollande l’emporterait avec 60% des suffrages (contre 40% pour Nicolas Sarkozy), Martine Aubry avec 57% (contre 43% pour l’actuel Chef de l’État).




Compte-tenu des doutes émis récemment sur la pertinence de la candidature de Nicolas Sarkozy,  nous avons souhaité tester d’autres candidatures pour...Lire la suite.

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Rugby: Marc Lièvremont déçu par le comportement de ses joueurs

Au lendemain de la défaite face aux îles Tonga (19-14), le sélectionneur du XV de France Marc Lièvremont s'est dit déçu par le comportement de ses joueurs et a déploré dimanche leur manque d'"engagement".
"Dans le rugby, on se gaussait de ce qui s'était passé dans le football. Quelque part hier, on n'est pas descendu du bus", a-t-il dit en référence à l'épisode de la grève des joueurs de l'équipe de France de football en juin 2010 lors de la Coupe du monde en Afrique du sud.
"Certains me comparent à Raymond Domenech. Sachez que j'ai le plus grand respect pour lui. Il s'est battu. Je sais ce que veut dire se battre et je n'ai absolument pas envie de lâcher", a prévenu l'ancien troisième ligne.
Pour la première fois en Coupe du monde, l'équipe de France a concédé un deuxième revers en matches de poule après celui face à la Nouvelle-Zélande (37-17).
Comme face au Japon (47-21), au Canada (46-19), Lièvremont a souligné le manque d'engagement mental de ses joueurs face à un adversaire sans référence internationale.
"J'ai des joueurs expérimentés, talentueux mais pas autant que je l'espérais. C'est dans l'engagement qu'on a failli. On rate des passes et des plaquages. Je crois que c'est un problème d'engagement, pas un problème de jeu", a-t-il dit.
"C'est une dynamique collective qui ne se réalise pas. Il n'y pas d'absence de leader", a-t-il ajouté.
Malgré une certaine sinistrose, Lièvremont continue de croire au potentiel de son équipe.
"On espère toujours le meilleur. Même si notre parcours est tout sauf linéaire, j'avais le sentiment que l'équipe progressait. Je pensais que le contexte de ce match et la perspective du quart allait nous mettre à l'abri de ce genre de match. On a cette chance immense d'être encore debout. Je suis persuadé que les joueurs ont le potentiel pour battre l'Angleterre."
FRACTURE
Pourtant, une fracture très nette est semble-t-il apparue entre Marc Lièvremont et les joueurs après la rencontre samedi soir. Le coach des Bleus espérait retrouver les joueurs autour de "quelques bières" mais ces derniers se sont éparpillés pour retrouver leurs femmes, leurs agents ou encore leurs familles.
"J'aurais voulu qu'on se retrouve, qu'on boive des coups, qu'on parle, qu'on échange, qu'on se dise que c'est une belle aventure à vivre. Ce n'est pas le cas. Cela vous (ndlr, les journalistes) donne raison, il y a du marasme", a-t-il dit.
Abattu, Lièvremont dit avoir vécu une seconde désillusion devant ce nouveau désengagement des joueurs. Partis en ordre dispersé, ceux-ci ont mis au grand jour l'absence d'unité ou de vie de groupe.
"Dès la sortie de la conférence de presse, j'ai dit qu'il fallait qu'on se lâche puisqu'on était qualifié. C'est une forme de déception de ne pas avoir passé la soirée ensemble. Une Coupe de monde je n'en vivrai qu'une. Je pourrai dormir avec ma femme toute ma vie."
Au cours des prochains jours, Lièvremont va muscler son discours pour responsabiliser les joueurs avant le quart de finale face à l'Angleterre à l'Eden Park d'Auckland samedi.
"Je ne suis peut-être, comme certains le pensent, qu'un entraîneur de Pro D2 qui n'a pas les compétences d'entraîner l'équipe de France", a-t-il ironisé. "Mais je sais me battre et je n'ai pas envie de lâcher. Par nature, je me bats. Par nature, je crois aux hommes, à la dynamique d'un groupe qui est capable de se prendre en main et de se rebeller avec de la fierté et de l'orgueil pour se racheter la semaine prochaine."
"Je vais les engueuler, les encourager et leur proposer des séquences. J'attends cette rébellion. L'aventure leur appartient. C'est eux qui sont sur le terrain. J'attends qu'ils se prennent en main. Je ne demande que cela."

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Mode: le tatouage prend du galon chez Jean-Paul Gaultier

Jean-Paul Gaultier a donné samedi soir ses galons "couture" au tatouage, imprimé à foison sur les pièces de sa collection pour l'été 2012.
"Aujourd'hui le tatouage est devenu classique. Ma collection, c'est le tatouage bourgeois, aristo, couture", explique le couturier, vingt ans après avoir consacré une collection au tatouage dans sa version ethnique et rebelle.
Trenchs, corsets, vestes en cuir et robes longues: les incontournables du vestiaire Jean-Paul Gaultier servent des silhouettes très féminines et structurées.
"J'ai fait ce que je sais faire de mieux, c'est-à-dire du Gaultier avec des choses classiques comme le trench revu et corrigé, très structuré avec des coupes nettes, des vestes sans manches, des trenchs en jersey qui devenaient des vêtements drapés."
Au cinquième jour des collections de prêt-à-porter pour l'été prochain, loin des grand-messes avec podium, projecteurs et musique assourdissante, le défilé a lieu dans la grande salle du siège parisien de la marque, dans le IIIe arrondissement de Paris.
Sur un échafaudage, Jean-Paul Gaultier et ses assistants habillent les mannequins devant le public, qui les voit ainsi enfiler leur paire de bas et changer prestement de tenue.
Charlotte Le Bon, ancienne miss météo de Canal Plus, prend le relais et présente leurs vêtements, voire un peu plus.
"Karlie aime le turquoise et le chocolat", annonce-t-elle au passage du top américain Karlie Kloss, qui a ouvert le bal dans un tailleur-short à rayures tennis.
Se succèdent ensuite les modèles "Liberté chérie", "Mimolette" ou encore "Ce soir je pé-cho".
"Mimolette" est une robe bouffante orange vif dont le haut est perforé, tandis que "Ce soir je pé-cho" est une robe asymétrique noire ajourée et aguicheuse.
Jean-Paul Gaultier a imprimé des tatouages encre sur des vestes en cuir rose pâle. Un modèle porte un pantalon chair en cuir orné de dessins avec un t-shirt en tulle tatoué et une stricte veste noire.
Le tatouage disparaît brièvement, le temps de quelques passages à un imprimé résille, notamment sur une longue jupe marron. Les robes se parent de boutonnages piercing.
Pantalons marins, trenchs en jersey et jupes à étages donnent beaucoup de fluidité à la silhouette.

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samedi 1 octobre 2011

Un homme meurt dans le métro en défendant une jeune femme

Jeudi soir, un homme monte dans une rame du métro de la ligne 7 à la station Stalingrad (Xe arrondissement) de Paris.
Il importune alors une jeune femme. Un voyageur intervient et s'interpose pour défendre la femme.
Le ton monte et les trois personnes descendent du métro à la station Crimée situé dans le XIXe arrondissement.
Les insultent pleuvent entre les deux hommes qui en viennent aux mains. Puis l'agresseur pousse sur les voies l'homme qui s'était interposé.
Il est électrocuté. Les secours arrivent très vite mais il est trop tard. L'homme est mort sur le coup.
Le suspect est toujours en fuite. L'enquête a été confiée à la brigade ferrée. Les policiers étudient les caméras de surveillance du métro. La scène a été filmée.

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